mardi 7 juin 2016

Le Mascaret du Mont St-Michel

Samedi 4 juin 2016
Le Mascaret du Mont St-Michel

A St-Malo
BM 14h07, PM 19h31 Coeff 100
NNO à 3B

Martine, Sylvain, Franck, Philippe, Christian.

Nous sommes à 7h au club. La remorque a été préparée mercredi dernier avec les kayaks dépontés KTO, aimablement prêtés par le service des sports de la Ville de St-Nazaire.
Ces bateaux sont bien adaptés pour découvrir cette activité. Une fois le bateau sécurisé par un leach entre la bosse arrière du bateau et la pagaie ou le kayakiste, nous sommes prêts aux dessalages probables voire certains. Le bateau ne sera pas emmené par la vague, et le kayakiste pourra réembarquer rapidement après avoir parfois couru derrière le mascaret accroché à son bateau.
Après les 2h30 de route, nous arrivons à Pontaubault.
Les vêtements secs et le pique-nique du midi sont dans des sacs étanches ficelés sur le bateau. Peu après 10h30, c’est le premier coup de pagaie pour descendre la Sélune et rejoindre l’île de Tomblaine. Pendant cette descente, nous observons les méandres de cette rivière dont le lit peut varier entre deux marées. Il faut être attentif pour ne pas s’échouer sur les bancs de sable.
Après 2 heures de navigation, nous stoppons sur un banc de sable entre Tomblaine et le Mont-St-Michel, nous remarquons que le lit de la Sélune s’est beaucoup déplacé vers le sud. Nous ne pouvons aller plus près de notre objectif. C’est une petite marche de 10 mn qui nous amène au pied de l’île pour le pique-nique.
Le mascaret arrive à Tomblaine 3h après basse mer à St-Malo soit 17h ce samedi
Nous occupons ensuite notre temps en faisant le tour de Tomblaine à pied sur les rochers au ras de l’estran. Nous sommes en période de nidification, il faut être vigilant face aux nids, aux œufs et aux oisillons fraîchement éclos qui se trouvent en haut de l’estran.
Philippe et Sylvain on amené leur journal à feuilleter, endroit de rêve pour prendre connaissance des actualités de ce monde !
A 16h45, nous regagnons nos bateaux que nous distinguons à peine sur la grève.
Le nombre de groupes de touristes qui traversent la grève diminue. Nous pagayons vers le large tant que nous pouvons trouver suffisamment d’eau sous nos kayaks.
Puis c’est le moment de l’attente, tous les groupes de touristes ont disparus ! Nous sommes seuls sur cette espace. Le sable, le ciel, la mer finissent par se confondent dans ces nuances de gris. Nous nous demandons comment sera la vague cette fois !
Nous entendons enfin un petit grondement venant du large, puis nous apercevons une barre blanche qui avance.
Nos sommes dans nos bateaux pour voir apparaître une petite vague qui avance entre 5 et 10 km/h mais dont la hauteur tutoie difficilement les 50 cm. Nous avons à peine assez d’eau pour pagayer.
C’est après avoir doublé Tomblaine que nous commençons à nous amuser sur le Mascaret !
Pendant ce retour, nous observons et tentons de nous rappeler la trajectoire idéale pour rester au dessus du lit de la Sélune, sinon, c’est grattage dans la sable en appui en suspension avec de l’eau qui pousse d’un côté et du sable sec de l’autre. Et quand le bateau Touche le sable, la vague continuant irrémédiablement sa course, c’est le retournement assuré.
Nous arrivons à la pointe du Grouin ou nous rencontrons divers équipages locaux, qui prennent à leur tour la vague à son passage. Canoës, padle board, kayak slalom ….
C’est à ce moment qu’il faut anticiper la traversée du fond de baie pour entrer dans la Sélune Côté Roche Torin.
Encore de belles vagues jusqu’à l’anse de la Maraicherie, puis, le mascaret s’évanouit doucement. Nous arrivons sur une eau plate à Pontaubault.
Pour les performances :
Nous citons en premier Sylvain qui ne prendra aucun bain bien qu’il soit passé plusieurs fois devant la vague.
Ensuite un bain pour Philippe et Christian.
Un seul bain également pour Martine qui se laissant emmenée par son bateau allongée dans l’eau rattrapera ainsi très vite le mascaret.
Enfin nous devons noter 3 bains de Franck, l’organisateur de cette journée exceptionnelle !
Il est près de 20h quand après le débarquement nous sommes prêts à prendre la Route. C’est dans un petit restaurant de Pontaubault que nous échangeons nos sensations autour d’un repas avant le voyage de retour pour St-Nazaire.
Christian



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