Samedi 21 mars 2022
Marée 103 BM 12h28 vent 3bf/NE
Sylvain, Joël, Frank, Fred, Didier, Hervé, Olivier, Antoine, Claude, Christophe, Patrice, Cathy, Yannick.
Et oui nous sommes 13! le beau temps et les bonnes conditions on motivées les troupes. Départ de Bonne source pour un tour des îles. 2 groupes se forment un dirigé par Sylvain avec une courbe et un autre plus direct avec Hervé pour arrivée aux Evens.
Tour le l'île puis, direction la Pierre percée. Nous contournons à la Pierre Percée, un train de vagues arrivent 1, 2, la 3eme plus forte, Christophe attaque bien la vague mais à la sortie il est à l'eau. Remorquage et récupération en sécurité à l'écart de l’île.
Hervé propose de pousser jusqu'à Chemoulin, peu d'enthousiasme après un vote ce sera Baguenau, pour quelques exercices.
Regroupement à Baguenau.je bricole avec ma jupe, avec mon bidon et plouf. Hervé récupère mon bateau, je m'accroche à Frank pour nous éloigner de l'île, le vent et le courant rendent le virage difficile. Joël arrive et je prends la position du cochon pendu pour trouver une zone plus calme ( j'ai cru qu'il avait l'intention de me ramener jusqu'à Bonne source comme ça). Retour tranquille, quelques esquimaux pour certains à l'arrivée. Une sortie classique avec quelques entraînements de récupération.
Didier
Alors voilà, nous sommes partis de Bonne Source, avec une marée très basse qui nous a fait porter les kayaks loin avant d'atteindre l'eau. Le soleil est magnifique, il y a peu de vent, la mer est calme. Nous décidons de partir vers les Evens.
Une fois au large, le vent est un peu plus fort. Je mets la dérive à mi-parcours car le vent me fait dévier. Une fois arrivé, le spectacle est grandiose comme à chaque fois, cette île de sable balayée par les vagues blanchissant sur les rochers est de toute beauté. Nous la contournons par la droite. Quelques vagues se forment, je suis à un moment poussé par l'arrière et suis content de plutôt bien m'en sortir en surfant légèrement. Un peu plus loin, une vague plus imposante se forme, mais pour tout le monde ce n'est qu'une vagounette, surtout pour Cathy qui m'apprend ce terme. Pour moi c'est un joli petit mur qui se dresse, j'essaie de prendre la vague de face comme on m'a appris. Mais une fois passée, c'est le trou noir, il me semble avoir penché du côté droit, et d'avoir lentement compris que ce ne serait plus récupérable. Je me retourne tout en douceur, lentement mais sûrement. Une fois à l'envers, l'eau froide parcourt directement l'intérieur de ma combinaison. Je me dis, quelle arnaque ce néoprène, et puis je me souviens que c'est normal. Je déjupe, non sans mal. Une fois ressorti à la surface, tout le monde est autour de moi et me donne des conseils qui me semblent contradictoires mais bienveillants. Moi j'ai un peu le moral, comme le veut mon vieil adage, dans les chaussons néoprène...J'ai la sensation, fausse évidemment, de me faire engueuler. Je me ressaisis. Je m'accroche à la ligne de vie du kayak et agrippe aussi celui de Sylvain, qui veut m'emmener un peu plus loin des rochers pour faire la manœuvre de remise à flot. Par deux fois, dans la confusion, je lâche celui de Sylvain...mais pas le mien...ouf. Une fois un peu plus loin, je ne sais plus qui se met à côté de moi, et puis je remonte comme il se doit, en me mettant à plat ventre en regardant l'arrière de mon kayak, et m'y remettant tout doucement en faisant le tire-bouchon pour être dans le bon sens. Je remets ma jupe. On repart. Je suis trempé, mais heureusement le soleil est là. Je n'aurai pas froid de tout le reste de la randonnée.
Nous partons vers le rocher de Pierre Percée, magnifique également, et souvenir de mon premier bain il y a quelques années au même endroit. Nous contournons le rocher, puis c'est la question : va-t-on vers Le grand charpentier et la Vieille ou vers le banc de sable de Baguenaud ? Finalement nous allons vers Baguenaud, encore une fois un endroit sauvage et beau, constellé de centaines d'oiseaux de toutes sortes. En chemin, nous sommes ballottés de toutes parts par des courants contradictoires, mais mes connaissances encore limitées ne me permettent pas d'en comprendre l'origine. Peut-être encore l'estuaire de la Loire ? Une fois au banc de sable, je décide de ne pas trop faire le malin avec les vagounettes. A un moment, je vois que Didier s'est retourné à son tour, vraisemblablement en voulant régler ses cale-pieds. J'attends un peu, et puis soudain j'entends "Pousse-toi, pousse-toi, dégage, dégage!" : c'est Hervé (un peu nerveux?) qui a remorqué le kayak de Didier, et Didier est agrippé façon panda à l'avant du sien. Je n'avais jamais vu ça. C'est un peu comique à regarder, et en même temps ça ne l'est pas trop, et c'est sans doute la consigne pour quitter les eaux rocailleuses.
Une fois à nouveau parés, nous repartons paisiblement vers Bonne Source. A un moment, Sylvain me demande : "Alors, tu peux me montrer d'où on est partis ? ". Moi : "Euh...non". Heureusement que ce n'est pas moi l'éclaireur...Avec Cathy, je localise le point de départ, ça peut toujours être utile. Nous rentrons lentement, poussés par la marée montante mais avec un vent de face. Une fois arrivés à la plage, certains s'entraînent à l'esquimautage. Sylvain me propose de refaire la manœuvre de retournement, et cette fois au calme.
Je pense qu'il plaisante (je commençais à être sec). Et puis non, en fait, il ne plaisante pas ! OK. Je me retourne, et on la refait tranquillement, sous les yeux des familles qui musardent sur la plage. Une fois changés, c'est un plaisir de discuter et plaisanter au soleil sur cette jolie promenade de Bonne Source. La lumière est belle, c'est bientôt la pleine mer, de jolies vagues arrivent. Les gens profitent du soleil, les vieux sont dans des transats, les enfants jouent dans le sable, et un chien habitué de nos goûters vient quémander quelques miettes de gâteaux. Nous repartons, avec comme à chaque fois de belles images dans la tête.
Christophe
