Samedi 8 août 2026
Calme plat !
Cathy, Patrice, Hervé, Fred, Joël, Didier et Frantz
Il y a des journées qui restent gravées. Celle-ci en fait partie. Après treize ans, j’ai repris le kayak de mer. J’avais hâte de retrouver ces sensations et les membres du club mais aussi une petite appréhension : est-ce que mon corps allait suivre? Nous étions sept kayakistes à partir de Villès-Martin, dans des conditions très calmes : mer d’huile, pas une vague, pas de vent. Un vrai miroir.
Portés par le courant de la marée descendante, nous avons rejoint le phare du Grand Charpentier. En route, un énorme tanker nous a dépassés. Son passage a créé quelques vagues, juste ce qu’il fallait pour s’amuser. Nous avons essayé de surfer ses vagues pour prendre un peu de vitesse, puis le calme est revenu. Nous avons fait le tour du phare. Ensuite, cap sur la Pierre Percée, sans doute le temps fort de la sortie. On y a croisé des cormorans et des huîtriers, ajoutant une belle touche sauvage à cette navigation. Nous avons traversé son petit tunnel, si étroit qu’il fallait se pousser doucement avec les mains sans abîmer les kayaks. Impossible de traverser le trou central, nous avons loupé le créneau a 15min près.
Ensuite, petite pause sur l’eau. Puis il a fallu repartir... En regardant la côte, elle me paraissait incroyablement loin. J’avais vraiment l’impression que j'aurai du mal à rentrer. Les bras devenaient lourds, chaque coup de pagaie demandait un effort. En atteignant la bouée de la Vieille, j’ai enfin trouvé mon rythme. Les gestes sont redevenus naturels. Même si la fatigue était là, elle pesait beaucoup moins sur le moral. On a longé la côte depuis Congrigoux jusqu’à Villès-Martin, en passant devant la plage de Monsieur Hulot, où des barges chargées de pyrotechnie étaient en place. Nous passons ensuite a côté des cabanes de pêche, puis arrivée sur Villes ("enfin" dit mon corps, "déjà?" dit mon esprit).
Au total, environ 21 kilomètres en environ trois heures. La technique (sur mer plate) est revenue presque immédiatement, comme si elle n’était jamais partie. L’endurance, elle, doit être retrouvée. À l’arrivée, j’étais complètement vidé. Honnêtement, je n’aurais pas pu faire un ou deux kilomètres de plus. Mais quelle belle fatigue! Cette sortie m’a rappelé tout ce que j’aime dans le kayak de mer : le groupe, les paysages, la glisse, les petits défis techniques, et beaucoup de bonnes sensations.
Merci pour tout, me revoilà chargé de souvenirs pour patienter jusqu'à la prochaine fois!!
Frantz