dimanche 23 septembre 2012

Bonne source, Les Evens, Bagueneau


Samedi 22 septembre 2012
Basse mer 16h30 coef 58
3 à 4 Beaufort Est, annoncé

Eric, Mohamed, Frantz, Julien, Noemi, Alex, Ewenn, Françoise, Franck, Bruno, Hervé, Michel, Marie-Laure, Alain, Marc, Gérard, Jean-Pierre, Claude, Gil, Michel, Martine, Cathy, Pierre-Dominique, Anny, Benoit-Xavier, Christian.


26 au départ, un de moins que la semaine dernière. Le départ du club est un peu moins difficile. Nous ne sommes pas encore habitués a gérer un si grand nombre, mais si le groupe est important, il y règne une bonne convivialité, Il nous faut cependant le temps nécessaire pour s'assurer que tout le monde a son bateau et son matériel et charger 2 remorques.
Un nouveau bateau est arrivé, c'est Hervé qui en fera la première mise à l'eau.
C'est un petit coefficient de marée et les vents semblent forts. Nous partons pour Bonne source.
La mer est loin, il faut un long portage pour mettre les bateaux à l'eau. Le cap est donné : Les Evens, Nous définissons 2 groupes, les niveaux de compétence étant très diverses en ce début de saison. La colonne des 26 kayaks s'étire sur une mer plutôt plate poussée par une petite vague et un vent arrière. C'est une allure un peu difficile pour ceux qui ont peu d'expérience. Les premiers arrivés aux Evens attendent les derniers, puis nous faisons le tour par le sud et l'ouest. Beaucoup de roches à fleur, mais pas de déferlantes, ce qui est rare en cet endroit. Nous naviguons au plus près des rochers en cherchant les passages. Hervé contourne par l'extérieur pour ne pas risquer rayer le bateau neuf. Pendant le regroupement, Bruno se fait surprendre par la seule vague présente en cet endroit cet après-midi, il en sera quitte pour un bain. Julien l'extrait de la zone de rochers, Bruno accroché en cochon pendu à l'étrave de son kayak. Et Alain tracte le bateau de Bruno. Le réembarquement sera fait dans une zone plus calme.
Nous reformons à nouveau 2 groupes, Un petit groupe rentre en faisant une boucle vers le Nord de Bagueneau, l'autre prend un cap plus au large pour contourner l'îlot par le Sud. Hervé parti en arrière avec Michel et voyant le groupe s'étirer, remonte en tête pour faire ralentir au passage sur les Troves. Après un rassemblement, cest un nouveau départ pour le Sud de Bagueneau. Nous y retrouvons Ewenn qui surfe une vague créée par une roche à fleur d'eau, certains le rejoignent, tandis que le reste du groupe après contact VHF avec Christian prend le chemin du retour. Les 26 kayaks se rejoignent après avoir croisé un groupe de scooters de mer. En bord de plage nous exécutons à nouveau quelques exercices de sécurité. Félicitations à Mohamed qui, bien que n'ayant pas choisit le plus facile des équipiers (Hervé) a réussi à remonter dans son bateau.
Christian, Hervé





samedi 15 septembre 2012

Le Pouliguen

Samedi 15 septembre 2012
Coef 92 Pm à 17h Vents SE 1b

Noemi, Julien, Frantz, Christophe, Franck, Jean-Claude, Anny, Pierre-Dominique, Alain, Michel, Virginie, Heric, Mohamed, Joël, Viviane, Michel, Martine, Marie-Laure, Mélanie, Thierry, Françoise, Claude, Jean-Pierre, Franck, Gérard, Bruno, Christian.



27 kayakistes. C'est un très grand groupe qui quitte le club pour la petite plage à côté de l'école de voile du Pouliguen.
Quelques ronds dans l'eau pour juger la capacité des uns et des autres. Puis nous formons deux groupes. Nous mettons Cap sur la pointe de Penchateau pour filer ensuite sur la côte sauvage.
La mer est calme, et il y a très peu de houle. Le niveau de mer est haut.
Nous naviguons parfois en rase cailloux, parfois plus au large.
Le premier groupe, plus aguerri ira jusqu'à Por-Lin, tandis que le deuxième se contentera de la baie du Scall.
Au retour, tout le monde se rejoint un peu avant le passage de la pointe de Penchateau.

Nous effectuons quelques exercices de sécurité et d'esquimautage avant le débarquement.

christian


lundi 10 septembre 2012

Lérat Dumet

Samedi 8 septembre 2012
Lérat Dumet


Françoise, Marie-Laure, Viviane, Cathy, Anny, Martine,
Yannick, Jean-Claude, Pierre-Dominique,
Hervé, Christian, Philippe, Michel, Thierry





Soleil, pas de vent, pas de houle, coef 40
Nous partons pour le petit port de Lérat pour nous rendre à Dumet.
Il fait vraiment chaud sur le parking, nous avons hâte d'être sur l'eau. La mer est un lac.
Nous embarquons sur la plage de Lérat, le petit port étant à sec. Nous suivons la côte jusqu'à la pointe du Castelli, puis nous poursuivons le cap sur Dumet, La visibilité est magnifique, les distances paraissent courtes. Le groupe s'étale sur un plan d'eau très calme. Les conditions nous y autorisent. Philippe et Cathy ferment la marche
Après une heure de pagaie les premiers sont arrivés. C'est une magnifique journée de Septembre, il y a beaucoup de plaisanciers sur les plages de Dumet. A l'arrivée, c'est farniente, bains de mer et esquimautage en attendant les derniers.
Il est l'heure de rentrer, Nous contournons l'île tandis que Philippe, Cathy et Jean-Claude mettent un cap direct sur Lérat.
A la fin du tour nous sommes inquiets de ne pas apercevoir sur l'eau les premiers partis, surtout dans ces conditions de visibilité exceptionelle.
Nous stoppons notre progression pour nous assurer qu'ils ne sont pas en arrière, puis nous reprenons notre route directe sur Lérat. Le courant de la montante nous fait légèrement dériver vers le Castelli. Nous ne les rattraperons qu'une fois passée la pointe du Castelli.
Le temps du tour plus un peu d'attente leur ayant donné une bonne avance.
Encore quelques esquimautages sous l'œil de la caméra de Pierre-Dominique avant le débarquement et la dégustation des biscuits apportés par tous.
Ce beau long après-midi de septembre plein de soleil, nous avons parcouru environ 10 nautiques
Christian 


dimanche 2 septembre 2012

Houat 1 septembre 2012


Houat 1er septembre 2012

Vents 2 à 3 NO montant à 5 en fin de journée

BM 12 h 21 PM 18 h 26 Coef 98

Marie-Laure, Anny, Françoise, Claire
Philippe, Pierre-dominique, Joël, Michel, Franck,
Alain, Gérard, Sylvain, Hervé, Christian







C’est la reprise de la saison sportive, mais avons-nous arrêté ?,
Pour marquer cet évènement, Marie-Laure nous propose un allé retour à Houat !
Nous nous levons une fois de plus de bonne heure pour être à 7h au club et route vers Port aux Moines sur la presqu’île de Rhuys. Le stationnement y est très facile, il y a un parking pour les remorques, nous pouvons poser les kayaks sur l’herbe le temps du chargement. Gérard nous indique une petite cale en fond de port qui nous permet d’embarquer sans gêner les mises à l’eau des bateaux à moteur qui se fait sur la cale principale.
Nous sommes à 9h30 sur l’eau et nous mettons le cap sur En Tal à la pointe Est de l’Ile, cap 220°. La mer est belle et le courant de la marée descendante nous est favorable. Nous sommes 14 marins sur l’eau et la navigation reste très groupée derrière Marie-Laure qui nous ouvre la route. Sylvain s’essaye à la pagaie traditionnelle, un de plus !
Deux miles avant Houat, nous décidons de naviguer jusqu’au port St-Gildas.
La navigation est beaucoup moins groupée, mais toujours à vue les uns des autres.
Il est 11h 30 quand nous débarquons pour une pause dans le port.
Deux options s’opposent pour le pique-nique, pointe est et ses belles plages ou pointe ouest plus sauvage. Nous suivons le plan de Marie-Laure et réembarquons pour la plage Treac’h Salus face à l’Ile aux chevaux. Nous avons le temps d’y aller avant la renverse. Nous passons la pointe En Tal ou certains qui on voulu couper en seront quittes pour un portage, le niveau d’eau à marée basse étant insuffisant, même pour un kayak ! Nous contournons Beg Creiz pour arriver sur la plage de Treac’h Salus., 13h15, la mer remonte Françoise se fait surprendre, par une vague un peu plus haute, un superbe appui pour se faire porter et poser sur le sable. Nous avançons les bateaux sur la plage et nous nous installons sur les rochers pour le pique-nique. Franck, Alain et Michel prennent un bain de mer pour se mettre en appétit.
Beaucoup de bons déserts à partager, mais une petite pause avant le départ nous permet d’avoir bien digéré avant de réembarquer. Certains font une petite sieste au soleil, d’autres partent à pied pour une visite au village certains restent à la surveillance des bateaux restés sur la plage.
L’eau n’est plus très loin de nos bateaux, C’est le moment de repartir
Nous pouvons passer au plus près de la pointe sud Est portés par une veine d’eau, puis passé En-Tag, nous mettons directement cap au 35°vers Port aux moines sur le continent.
La navigation démarre groupée puis, à mi route, les différentes options nous étalent sur le plan d’eau. La digue de port aux moines se confond dans le paysage, nous ne la distinguons vraiment qu’à l’arrivée.
Le vent monte au fur et à mesure de notre progression. Le courant traversier de 0,5 à 0,3 nds qui longe la côte et qui nous porte vers le golfe est compensé par le vent. Pierre Dominique et Anny qui avaient choisi un cap plus à l’Ouest reviennent rapidement portés par les surfs. Avant de débarquer, Pierre Dominique effectue une démonstration d’esquimautages devant un petit public assis sur la digue duport.

La remorque chargée nous dégustons à nouveaux les gâteaux amenés par les uns et les autres puis nous reprenons la route pour Saint-Nazaire.

Merci à Marie-Laure pour cette belle navigation
Nous avons parcouru 21,2 nautiques en 5h40, 3,7 nœuds de moyenne.

Christian

dimanche 26 août 2012

La Vilaine

Samedi 25 août 2012
c'est trop gros en mer !


Marie-Laure, Françoise, Cathy, Mélanie, Anny, Martine
Michel, Gérard, Roger, Yannick, Sylvain, Philippe, Pierre-Dominique







Petit moment de flottement au club, les conditions météo sont musclées (rafales 25 nds ouest), plusieurs des référents habituels sont absents...
mais finalement, il n'y a pas trop de choix comme destination de sortie, et nous choisissons de naviguer sur la Vilaine depuis la Roche Bernard.
Nous préférons commencer par le bord le plus physique, vent debout, en direction du barrage d'Arzal.
Les consignes sont données à "nos perdrix de l'année", au complet pour cette sortie, de serrer la rive au plus près afin d'y trouver la moindre exposition aux rafales.
 Il faut tirer dur sur la pagaie pour avancer, et nous faisons quelques courtes pauses pendant lesquelles certains degustent les mûres sur la berge,
alors que Gentleman Rodger en profite pour offrir des nénuphars aux dames.
Dans un bras secondaire, nous croisons des SOT de location, au fardage conséquent pour les conditions rencontrées... alors que nous nous posons des questions sur la difficulté de leur retour à la base d'Arzal, Michel pense plutôt qu'ils font un aller simple au portant. Effectivement, nous verrons plus tard la remorque du loueur venu les chercher à La Roche.
Blasés, nous répondons poliment aux grands saluts énergiques de la gente féminine qui a pris place sur le pont de la Vedette Jaune qui quitte le quai, oups,
les plus perspicaces auront reconnu Dany et Raymonde qui ont fait la ballade à bord.
Il fait bon, l'eau est tiède et on se hâte lentement à prendre la décision de rentrer.
Nous croisons quelques navires au moteur, nous faisons très attention à notre route.
Devant la station de pompage, nous trouvons les si plaisantes vagues de surfs habituelles.
Le groupe s'étire, et même si le vent est portant, il faut encore trouver de l'énergie pour pagayer.
L'arrivée sur la Roche -Bernard est saluée par un gros grain suivi d'un bel arc-en-ciel.
Dégustation rapide de gâteaux puis retour, on apprécie de ne pas rincer les embarcations après ce long après-midi!
Philippe 

dimanche 19 août 2012

Le Pointeau

Samedi 18 août 2012
Le Pointeau
BM 12h17 PM 17h56 coeff 95 Vents NO 2b 



Ces idées-là

Bébé, faudrait rentrer tu vois !
Je suis en mal d'être avec toi...
Quand j'arrive au Bois Joalland, Louis Bertignac se met à jouer "Ces idées-là", une chanson qui me prend aux tripes : pas le moment de pleurer, vite éteindre la radio ! Mais il est trop tard ! Ma voiture s'est transformée en salle de concert privée, et je chante à tue-tête...
Faut pas m'laisser traîner là,
Seul avec ces idées-là...
Oh, oh, oh...

Dès que je pose le pied dans la cour du club, le soleil de plomb et le fait de retrouver du monde me redonnent la pêche. Je suis contente de revoir les adorables petits-enfants de Roger, et puis Cathy avec son grand sourire ! Même Franck, avec sa barbe de quelques jours, a un petit air de vacances...
Par un processus oligocratique assez mystérieux, il est décidé que nous embarquerons au Pointeau. La destination me convient. En fait, n'importe laquelle me conviendrait : c'est si bon de ne pas avoir à décider ! Se laisser porter par le groupe, ne plus être la maman, la pro, celle sur qui repose l'intendance...
Ne pas avoir à conduire non plus ! Je monte dans la voiture de Christian, qui se la joue aventurier (pas question de brancher le GPS !), et je profite du paysage en bavardant gaiement.

Sur l'eau, c'est encore un autre état d'esprit. Dès que j'enfile mon gilet de sauvetage, je passe en mode "sportif", concentrée sur mes gestes, et sur l'environnement. D'abord, comprendre quel est l'objectif (le château d'eau, vers la pointe St Gildas), puis pagayer. Retrouver l'ampleur du geste, le rythme, cette petite musique si caractéristique du kayak... Le bruit de l'eau, la pression de la pale sur l'élément fluide, le mouvement qui ressemble à celui des bras d'un nageur de papillon... Mes muscles qui se réveillent, me rappellent de faire de larges huits, bien fluides : plus le geste est efficace, plus je sens que je tire mon énergie des profondeurs du ventre...
Pendant les Jeux Olympiques, un de mes grands plaisirs est de regarder la Gymnastique Rythmique et Sportive : l'habilité et la grâce de ces gymnastes me fascine ! Le ruban ou les massues deviennent un prolongement de leur propre corps... En kayak, je retrouve un peu de cette harmonie : lorsque le mouvement est réussi, le kayakiste devient une sorte de centaure des mers, avec un corps de bateau, un torse humain, et une pagaie en guise de bras...

A force de rêvasser, j'ai perdu l'objectif de vue ! Non, en fait, j'ai suivi le groupe, qui a bifurqué pour surfer dans la houle, très prononcée à présent. Et zut ! Voilà que j'ai à nouveau le mal de mer ! Oh! Là! Là! On est à peine au début de la sortie... Comment vais-je tenir jusqu'au bout ?
Et là, miracle ! Coup de sifflet, rassemblement et ... incroyable ! On fait une pause ! (J'avais fini par croire que ce mot était banni du vocabulaire des costauds !) Je comprends que Viviane a eu un petit coup de mou, et que le programme va être adapté pour permettre à tout le monde de suivre (quelle bénédiction !). Bon, la pause, c'est bien, mais rester inactive n'arrange pas mes nausées... Tout à coup, je suis pressée de repartir !
Enfin, on fait demi-tour : le moral des troupes remonte.
En repassant devant le Pointeau, Gérard s'éclipse, et on continue vers la pointe de Mindin. On trouve quelques belles vagues à surf, certains en profitent pour jouer, mais Viviane, restée en retrait, décide visiblement de rentrer. Roger, inquiet, la rattrape pour l'accompagner.

Quant à moi, distraite par ces péripéties, je me laisse surprendre par une déferlante qui arrive perpendiculairement au Nuka, et vlan ! Roulade et dessalage !
Allez, pas de panique, Mélanie ! C'est le moment de mettre en application ce que tu as appris lors de ta première séance d'esquimautage ! J'essaie de me tendre en arrière pour redresser le kayak, mais ça ne fonctionne pas comme pendant le cours : je suis désorientée, je veux aller trop vite, j'ai peur de ne pas pouvoir reprendre mon souffle, avec toute cette eau qui m'arrive dans le nez... Bref, je n'y arrive pas !
Alors je déjupe (ça, c'est bon, je maîtrise !), constate que j'ai pied, en profite pour vider mon kayak, et remonter dessus toute seule comme une grande... (Je suis super fière !) Je m'apprête maintenant à me glisser dans l'hiloire quand... vlan ! Une nouvelle vague me ramène la tête sous l'eau ! Deuxième tentative : cette fois-ci, je rentre dans l'hiloire, mais la manœuvre fait tanguer dangereusement le Nuka (beaucoup moins stable que l'Elisa !)... et la vaguelette suivante fera le reste !

Avec ces plongeons répétés, j'ai largement puisé dans mes réserves en énergie : j'attends du renfort pour remonter cette fois ! Nous rejoignons Cathy, qui a dessalé également (quelle solidarité !) et les autres, qui ont réalisé de beaux surfs paraît-il. Poussés par la houle, nous reprenons notre route vers la pointe de Mindin.
Étonnamment, je ne me sens pas larguée, aujourd'hui ! Est-ce parce que j'ai progressé, ou parce que l'allure du groupe est moins rapide que d'habitude ? Les costauds se relaient toujours pour me tenir compagnie, ça me rassure, et ça me fait plaisir de discuter un peu.
Parfois, je me demande à quoi ils pensent... Est-ce qu'on cesse un jour d'avoir à se concentrer sur le moindre coup de pagaie, à rester vigilant face à chaque nouvelle vague ? En même temps, j'aime bien cet état d'attention extrême, ça m'oblige à rester dans l'instant présent, ça me vide la tête !

Arrivés au niveau du Serpent d'Océan, sculpture étrangement préhistorique, certains en font le tour ou cherchent à se glisser entre ses vertèbres. J'en profite pour aller sur la plage, vider mon kayak qui avait repris un peu d'eau pendant les manœuvres post-chavirage. Je ne maîtrise toujours pas le départ de la plage, alors j'enfile ma jupe sur le sable, histoire d'assurer le coup : évidemment, ça ne plaît pas aux puristes, ni au Nuka qui refuse de sortir sa dérive, sans doute coincée par du sable !
Depuis la dernière sortie au Pouliguen, j'ai appris à me méfier : un aller facile peut cacher un retour musclé ! Je ne suis donc pas prise au dépourvu quand Michel m'explique qu'il va falloir rentrer contre le courant, d'autant plus qu'il me conseille de rester au bord, pour profiter du contre... Mais quand je comprends que notre objectif, c'est la pêcherie au loin (non, pas une de celles de la baie ! Celle qui paraît toute petite, tout au bout là-bas !), et qu'il va falloir affronter les vagues, de travers, quasiment tout du long, sans compter qu'avec la fatigue, je commence à avoir peur de chavirer à nouveau... Là, j'ai un (tout petit, furtif, mais intense) moment de découragement !
Bon, de toutes façons je n'ai pas le choix, alors je suis les indications du leader : viser la prochaine bouée jaune, puis la suivante, et progresser ainsi pas à pas, sans se faire une montagne du chemin à parcourir... Quant aux vagues, les prendre le plus possible de face, et pagayer si j'ai peur. Bien, chef ! Je ne réfléchis plus, et ça va déjà beaucoup mieux : je pagaie, je pagaie, je pagaie.
En fin de compte, je ne vois plus les autres : où sont-ils passés ? Je me retourne : ils sont bien là, mais derrière moi (cherchez l'erreur !). Bah ! Ils ont l'air d'aller bien, pas la peine de les attendre, ils me rattraperont bien ! De toutes façons, je ne peux pas faire de pause, il y a trop de houle ! Je reprends donc mon sempiternel combat : attaquer cette vague, puis la suivante, le plus frontalement possible (à ce stade, je n'aurais plus guère l'énergie de remonter sur mon kayak si je tombais à l'eau !). J'arrive enfin à la pêcherie : youpi ! Mais non, ce n'est pas encore fini ! Il faut encore la contourner, à cause des rochers, et passer la première plage... Oh! Non ! Encore tout ça !
Où est-ce que je trouve l'énergie de pagayer encore ? Je ne sais pas, c'est là que je m'aperçois que j'ai un peu gagné en endurance... J'arrive enfin, complètement vidée ! Je me dépêche de mettre mon kayak à l'abri, pour aller plonger et... me détendre dans l'eau chaude ! Ce bain de mer là, je l'ai bien mérité !
J'aurais bien fait quelques esquimautages avec le Nuka, mais là, je n'ai plus de jus ! Alors je regarde Françoise et Anny, qui ont esquimauté dans les vagues à plusieurs reprises, terminer en beauté...

En rentrant chez moi, j'ai du soleil plein les yeux, de l'eau plein les oreilles... et mon lit se met à tanguer ! Cette fois-ci, pas besoin de pagayer, je me laisse aller... Bercée par les sensations de cette splendide journée d'été, je m'endors, plouf !
C'est là que Bertignac revient me susurrer à l'oreille :
J'suis pas si fort que tu crois,
Pas si fort que ça...


Avec, par ordre d'apparition au club :
Roger, Christian, Cathy, Michel, Franck, Mélanie, Gérard, Françoise, Viviane, Pierre-Dominique et Anny.

 Mélanie


quelques photos dans les vagues de St-Brévin

dimanche 12 août 2012

Le Pouliguen


Samedi 11 août 2012
Le Pouliguen
Baie du Scall le port

BM 11h27 PM 18h56 coeff 32
Vents SO 2 b puis O 4 b

Mélanie, Anny, Pierre-Dominique, Michel, Gérard, Roger,
Philippe, Hervé, Franck, Christian, Mathieu

C’est une belle journée d’Août, il y aura encore beaucoup de monde sur la côte, mais nous avons déjà fait plusieurs sorties à Villès, nous choisissons un départ à la baie du Scall au Pouliguen, le niveau d’eau sera suffisant, et le parking est toujours facile même en pleine saison. Mélanie est très heureuse du choix, mais le Nuka, pour une fois,  restera au garage, l’Elisa en polyéthylène est plus adaptée à ce type de sorties en rase cailloux.
Une fois embarqués, nous choisissons de naviguer vers Le Pouliguen, nous savons que nous aurons le vent de face au retour, mais ce coin de côte est beaucoup plus joli pour le rase cailloux. C’est une découverte du kayak de mer pour Mathieu, il prend petit à petit ses repères. La navigation est facile, très peu de vent et pratiquement pas de houle. Il faut cependant apprendre à diriger son embarcation pour bien profiter de ce coin de côte.
Mélanie exécute un très beau surf entre deux rochers, pas de chocs ni sur la pagaie traditionnelle ni sur le bateau ! Roger s’égare un moment, et il s’échoue ! le reste du groupe l’attend en souriant de sa mésaventure. Il est très rare de ne pas laisser un peu de Gelcoat sur les rochers dans ce type de sorties, il est souhaitable de ne pas y venir avec un bateau fragile !
Nous arrivons ainsi sans voir le temps passer jusqu’à la pointe de Penchateau, puis nous continuons jusqu’au port du Pouliguen, Nous admirons l’habileté de 2 voiliers de course qui rentrent à la voile contre le courant de la marée descendante. Puis nous entrons à notre tour dans le port.
L’après midi se termine, le trafic maritime s’intensifie, nous quittons le port pour entamer le bord du retour. Cette sortie parait facile à Mélanie et Mathieu, Nous sommes à l’abri du vent jusqu’à la pointe de Penchateau, ensuite nous l’aurons face à nous et comme l’a prévu la météo, il a bien forci !
La mer n’a pas levé, mais le retour sera bien physique, nous nous y attendions.
Il reste cependant encore de l’énergie pour les esquimautages du retour
Nous récupérons avec les traditionnels petits biscuits et les prunes que Roger a cueilli sur son terrain.
Christian