lundi 27 mai 2013

La Côte sauvage

Samedi 25 mai 2013

La côte sauvage au Pouliguen

BM 11h47, PM 17h34, coeff 102
Vents NO 3b

Viviane, Anny,
Yannick, Jean-Claude, Pierre-Dominique, Michel, Michel, Eric,
Frantz, Sylvain, Alain, Franck, Hervé, Christian

La représentation féminine est au plus bas aujourd'hui, sans doute la fête des mères !
Sur une idée de Sylvain, nous nous dirigeons plage du Guec, à côté de Pierre Plate, peu après la pointe de Penchateau. Le parking a des barres à 2m, mais le portage est plus court qu'à la baie du Scall.
Nous effectuons un premier bord en rase cailloux, à l'abri du vent, le niveau d'eau est a peine suffisant, mais avec très peu de houle, nous pouvons explorer la côte au plus près.
Ce départ nous permet d'être tout de suite dans le jeu de recherche de passages funs sur cette partie la plus découpée de la côte.
Nous devons noter un bain de Sylvain tout de suite secouru par Franck.
Il y a aussi quelques passages grattés voire échoués, d'où l'intérêt de ne pas prendre des bateaux fragiles pour mieux oser !
Nous progressons doucement en recherches passages, en naviguant sur des zones impossibles dès qu'il y a un peu de vent ou de houle.
Nous arrivons dans le port de Batz pour un regroupement et pause
Puis c'est le moment du retour.
Pour ce bord nous naviguons plus au large, le vent est monté en tournant plus à l'ouest, nous sommes au portant. C'est donc un retour rapide au surf, il faut cependant donner beaucoup d'énergie pour être en phase avec les vagues.
A l'arrivée, nous voyons la mer se remplir de moutons, les vents forcissent.
Christian



samedi 18 mai 2013

Le petit et le grand Charpentier

Samedi 18 mai 2013

PM 11h45 Coeff 42 vents NNE 5b

Marie-Laure, Françoise, Anny, Mélanie, Martine
Pierre-Diminique, Marc, Sylvain, Bruno, Yannick, Alain, Alexandre, Michel, Christian


Après avoir partagé quelques souvenirs du week-end à Crozon, nous décidons d'embarquer à Villes-Martin. En effet, les conditions météo nous incitent à la prudence, il souffle un vent NNE de force 5.
Je pensais à tort que nous ferions une traversée de l'estuaire poussé par ce vent pour un retour avec la descendante... Mais rien ne vaut la mer !

Direction Chémoulin pour un bord un peu technique (pour moi). Les conseils avisés de Sylvain puis un cours particulier improvisé de Pierre-Dominique m'auront été grandement profitable. Je commence (après un an tout de même!) à mettre en pratique la fameuse "rotation des épaules avec bras de playmobil" cher à Hervé (le "planté du bâton" du bon kayakiste.)

Merci à eux, donc!

De Chémoulin, nous nous décidons à pousser jusqu'au Petit Charpentier. Cela se fera facilement et à grande vitesse (vent force 5 arrière). Puis après une petite pause et quelques hésitations nous enchaînons donc avec le Grand Charpentier.

Là encore, jamais les 2 charpentiers ne m'auront parus aussi proches, si bien qu'à l'arrivée je me suis retrouvé attiré comme un aimant contre ses rochers. Après les 5 secondes réglementaires de panique, je prends la décision de contourner l'obstacle et faire le tour complet du phare (avec Pierre-Dominique, puis Christian en appui). Retour ensuite vers la côte pour se protéger au plus vite du vent. Le groupe se disperse et se retrouve pour une pause bien à l'abri.

Le retour se fera en longeant au plus près les côtes pour éviter encore une fois... le vent et la descendante, un peu moins pour d'autres, long bord bien physique vers Villes.

Inutile de dire que les petites douceurs, thé et café furent les bienvenues.

Alex

mercredi 15 mai 2013

Un grand Week-End à Crozon


Mercredi 8 mai 2013

Vents 4 à 5 B SO
BM 10h49 PM 16h59 à Morgat coeff 81
Christian, Hervé, Martine, Sylvain, Bruno, Alain, Thierry, Marc, Pierre-Dominique, Anny, Alexandre, Geneviève, Benoit-Xavier, Marion, Hervé, Philippe, Marie-Laure, Roger




Nous arrivons au Camping de l'Aber vers midi. Nous installons le campement puis après un pique-nique rapide, nous nous dirigeons vers l'Ile de l'Aber. C'est une presqu'île à marée basse. Il y a un grand parking, et l'embarquement est possible d'un côté ou de l'autre du début de l'île. Il y a un portage un peu sportif sur les rochers. A mi-marée, l'embarquement est plus facile dans L'aber. Nous mettons cap sur le phare de Morgat, la mer n'est pas trop formée, mais le vent de face ralentit notre progression.
La houle est faible et le niveau d'eau est bon pour entrer dans les premières grottes du début de cap de la chèvre. Nous traversons ensuite l'anse de Morgat pour nous diriger vers la pointe des grottes. Nous sommes très près de la pleine mer et nous pouvons pénétrer dans la grotte de L'autel.
A la sortie, nous portons assistance à un groupe de touristes en sit on top.
Puis nous regagnons notre lieu de départ en longeant la côte. Philippe dessale dans un passage sous une arche, l'assistance arrive très vite, une fois sorti de la zone, Philippe regagne l'intérieur de son cockpit en latéral, et le réembarquement se termine par un appui. Pour la fin du bord, nous subissons un vent latéral, de belles vagues se sont formées le long de la côte.

Ce soir au menu : Poulet Riz accompagné d'une délicieuse sauce dont Bruno garde le secret.
Il fait très frais quand nous regagnons nos duvets. La fraîcheur nous accompagne toute la nuit.






Jeudi 9 mai 2013


Vents SO un bon 5b
BM 11h46, PM 17h44 à Brest coeff 84
Christian, Hervé, Martine, Sylvain, Bruno, Alain, Thierry, Marc, Pierre-Dominique, Anny, Alexandre, Geneviève, Benoit-Xavier, Marion, Hervé, Philippe, Roger




Nous sommes sur la descendante, il reste assez d'eau dans l'Aber pour un départ facile.
Arrivés sur place, nous constatons que les vents sont bien établis et que la première traversée sera sportive. Nous décidons de nous approcher de Morgat en voiture. Arès un petit contre temps pour récupérer Benoit-Xavier et Geneviève partis a pied au lieu d'embarquement de la veille, nous suivons la côte pour trouver une plage abritée. Nous tentons au final le port de Morgat. Le Port est fermé à l'embarquement en raison d'une manifestation sportive de voile.
Nous avons la chance de trouver suffisamment de parking entre la plage et la port.
La mer s'est retirée, le portage est un peu long, mais, contrairement à la veille c'est sur du sable.
Nous sortons du port pour faire route vers le Cap, nous sommes un peu abrités le long de la côte, mais nous subissons un fort vent de face à chaque fois que nous passons une pointe. Il y a peu de rase cailloux sur ce bord, à cause du ressac créé par un peu de houle et un niveau de marée trop bas pour une entrée dans les grottes. Nous sommes satisfait d'avoir pu y pénétrer la veille.
La dernière longueur avant d'atteindre le Cap est physique face au vent. Un Cale pied du bateau d'Alex a cédé ! Il sera tracté pour finir ce bord.
Nous ne passerons pas côté Ouest, nous jouons un peu dans les vagues à Basse Plate après avoir passé Men Coz.
Le retour vers l'anse de St Norgad se fait rapidement au portant. Nous débarquons sur une plage au soleil et abritée pour un pique-nique bien venu.
Le Retour à Morgat sera plus facile, un peu de rase Cailloux et quelques visites de grottes en fonction de l'exposition à la houle et au vent.
Une pose à la pointe de Morgat où Martine perd ses lunettes, le sourire de Marion saura convaincre des plongeurs en exercice de lui retrouver.
Avant le retour au campement, nous irons en voiture voir du haut de la falaise l'endroit de notre navigation.

Ce soir au camping, ce sera saucisses de Morteau et Pommes de terre sous une cancoillotte, fondue de Fromage de Comté préparées par Sylvain. C'est aussi l'anniversaire de Thierry qui à cette occasion nous offre les boissons.
 Nous nous installons sous la grande tente de Martine, prolongée par quelques tarps.
Ce qui nous donne un grand confort face aux conditions météos, pluie et vent.

Ce soir la température est plus clémente sous les tentes.









Vendredi 10 mai 2013


Vents OSO 4B
BM 12h21 PM 18h17  à Brest coeff 84
Christian, Hervé, Martine, Sylvain, Bruno, Alain, Thierry, Marc, Pierre-Dominique, Anny, Geneviève, Benoit-Xavier, Marion, Hervé, Philippe, Roger



Nous partons de Rosquanvel, c'est un départ facile bien à l'abri. Nous nous dirigons calmement vers la pointe des Espagnols. Nous faisons une pause pour regroupement avant de rentrer dans le Goulet de Brest. Le courant de la marée descendante est avec nous mais nous sommes vent contre courant, ça va lever.
Nous entrons dans le courant en restant côté sud jusqu'à la Pointe Robert, pour se mettre en condition, puis nous traversons. Cap sur Mengam puis sur Petit Minou. Comme prévu, nous avons un vent de face et des creux d'un bon mètre cinquante. Nous restons suffisament groupés, pour que tout le monde se sente en sécurité sur ce bord très marin. Puis nous soufflons un peu une fois entrés dans la baie de Bertheaume. Nous n'irons pas jusqu'en fond de baie, ce bord semble interminable, et nous avons un peu d'inquétude pour l'arrivée de plage. Nous débarquons sur la plage de Trégana. L'arrivée sur le sable est beaucoup plus facile que ce que nous imaginions.
Le pique nique rapide, pas de temps de sieste, Christian donne le top départ rapidement à cause d'un peu d'inquiétude pour le retour.
Ce retour se fera rapidement, nous arrivons très vite à l'entrée du Goulet, Puis nous traversons en direction de la pointe des Capucins tout en surveillant un navire Militaire rentrant sur Brest. La marée ayant changée de sens, c'est sur une mer beaucoup moins grosse que nous entrons a nouveau dans le goulet, nous sommes portés par le courant juqu'à la pointe des Espagnols. Puis c'est vent contraire, mais un peu abrités que nous regagnons la cale de Quélern.
Un passage en voiture à l'anse de Dinan nous mettra en condition pour le lendemain.

Ce soir, l'apéritif est offert et préparé par Dany et Raymonde.
Puis c'est la fameuse recette de Phiphi au riz et Chorizo, un risotto, qui sera préparée pour le souper








Samedi 11 mai 2013



Vents 5b O
BM 12h54 PM 18h49  à Brest coeff 82
Christian, Hervé, Martine, Sylvain, Bruno, Thierry, Marc, Pierre-Dominique, Anny, Geneviève, Benoit-Xavier, Roger




C'est un 5 b bien établi. Nous embarquons à l'anse de Dinan côté Nord. Le départ de plage se fait sans encombre puis, c'est face au vent que nous nous dirigeons vers le Château de Dinan. Le niveau d'eau n'est pas suffisant pour entrer dans les grottes et passer sous l'arche. Nous trouvons un petit replis un peu à l'abri pour un regroupement et prise de décision. Le stress monte pour quelques membres du groupe. Il faut dire que le vent s'accélère à la pointe. Nous devons rapidement repartir avant la contagion. Nous retraversons la baie et mettons cap sur la pointe de Portzen pour une nouvelle halte et une nouvelle analyse de la situation. Dès les premiers coups de pagaie, le niveau de stress retombe la mer est bien formée, les creux atteignent le mètre cinquante, nous atteignons sans problème le nouveau point de ralliement. La mer est moins formée sur cette côte, nous sommes mieux abrités, nous continuons notre progression vers la pointe de la Tavelle puis vers la pointe de Pen-Hir. Le premier objectif et atteint. Nous progressons jusqu'au dernier des Tas de Pois d'îlot en îlot en restant à l'abri  derrière les Pois. Les plus aguerris vont tentent d'en faire le tour, quelques tours sont effectués, quelques autres seront abandonnés par prudence.
Heureux d'avoir atteint notre but dans ces conditions pas faciles, nous nous dirigeons au fond de l'anse de Pen-Hir pour le pique-nique. Belle arrivée de plage sauf pour Geneviève qui termine par un dessalage.
Cette fois, nous prenons le temps du pique-nique et d'une sieste décontractante et réparatrice
Nous reprenons la mer pour tenter à nouveau un cap vers le Château de Dinan. Mais ce bord avec vagues en trois quart arrière est difficile. Benoir-Xavier pointe vers les Amériques et peine à garder le bon cap. Nous renonçons et c'est en vague arrière que nous nous dirigeons vers la plage. Comment sera l'arrivée ?
A l'extrême nord de l'anse, sur l'arrivée d'un petit cours d'eau, il y a un petit mouillage, et une
petite zone sans vague qui va permettre de débarquer facilement.
Cette sortie se termine par une belle session de surf, avec bien sûr quelques dessalages sans quoi ce ne serai pas fun, Bruno nous le confirme !
Nous effectuons une visite aux tas de pois depuis le haut de la pointe de Pen-Hir avant de regagner le camping.

Ce soir Anny nous a préparé des tagliatelles sauce bolognaises maison.









Dimanche 12 mai 2013
5 b Toujours à L'Ouest
BM 13h27 PM 19h21 coeff  78
Christian, Hervé, Martine, Marc, Geneviève, Benoit-Xavier, Roger


Même les grands Week-End ont une fin, c'est la dernière journée, nous ne naviguons que le matin, cette après-midi sera consacrée au retour. Nous démontons tout le campement avant de quitter le camping, Il est un peu plus de 9h quand nous quittons les lieux.
Nous nous dirigeons vers Camaret. Nous stationnons face à la plage de Correjou. Le niveau de mer est très bas, mais nous pouvons embarquer dans le port. Un premier bord pour sortir du port et atteindre la pointe du Grand Gouin pour un premier regroupement. Thierry resté à terre nous fait de grands saluts depuis le haut de la falaise.
Nous nous dirigeons ensuite vers la pointe du Toulinguet. La côte est magnifique, mais le niveau d'eau est trop bas pour faire le tour des rochers. C'est sans regrets, car les conditions de mer n'auraient pas été favorables. Nous atteignons la pointe où nous sommes un peu plus secoués en contournant la cardinale La Louve. Nous voyons nettement les Tas de Pois où nous étions la veille, la boucle est bouclée au moins en visuel ! Nous évoquons l'idée de pousser jusqu'aux rochers du Toulinguet, mais un gros nuage gris couvre l'horizon, Nous décidons donc de rentrer pour ne pas subir le coup de vent associé. Nous aurons une belle averse.
Le retour se fera toujours en bord de côte, Geneviève tente avec succès de suivre Hervé dans une passe entre les rochers en effectuant un bel arrondi pour profiter de la bonne vague au bon moment.
Retour jusqu'à la plage de Correjou. Le niveau de mer étant insuffisant dans le port de Camaret. Pendant ce temps, Thierry a rapproché remorques et voitures au plus près de l'escalier de remontée de plage.

Un dernier pique-nique face à la mer avant de prendre la route du retour.




pour terminer, 
une compil de souvenirs dans un montage vidéo de Pierre-Dominique




dimanche 5 mai 2013

marée Haute au Grand Charpentier


Samedi 4 mai 2012
Le grand Charpentier

PM 14h21 coeff 55
OSO 3 B

Anny, Françoise, Marie-Laure, Martine, Mélanie,
Gérard, Roger, Alex, Eric, Pierre-Dominique, Franck,
Hervé, Alain, Yannick, Philippe, Thierry, Christian.



Nous embarquons à Villès sur une mer plate. C'est la fin de la descendante, Nous naviguons au large. Deux groupes se forment, un qui se dirige vers l'éolienne et un deuxième qui prend encore plus large pour naviguer au bord du chenal.
Les deux groupes se rejoignent après Chémoulin, Hervé ralentissant les plus rapides pour éviter trop de dispersion. Un troisième petit groupe se forme avec les moins rapides. C'est dur pour le moral de certains qui se sentent abandonnés. Les conditions de mer sont faciles, et le lien entre tous est conservé grâce aux VHF.
Nous nous rejoignons enfin tous au grand charpentier. Les premiers arrivés jouent dans les vagues formées autour des roches. La mer est peu descendue. Nous avons rarement atteint ce lieu avec autant d'eau. Il faut dire que nous choisissons de préférence l'instant de basse mer pour arriver à cette destination et profiter au mieux des courants de marée.
Nous n'irons pas comme envisagé jusqu'à Pierre Percée. Nous choisissons de revenir par le petit Charpentier jusqu'à la plage des Jaunais.
Puis comme nous sommes toujours sur la descendante nous rentrons en suivant la côte. Nous avons peu souvent vu la mer aussi plate avec un niveau de marée intéressant. Nous faisons du rase cailloux en choisissant les passes entre les rochers depuis Chémoulin jusqu'au Rocher du Lion. C'est donc un bord très fun après un bord soutenu. Le naturel reprend le dessus et le groupe s'étale à nouveau jusqu'à l'arrivée.

Christian



dimanche 28 avril 2013

Grêle au Croisic


Samedi 27 avril 2013
Le Croisic

PM 6h17 coeff 106 BM 12h52
Vents NNO 3b

Marie-Laure, Martine
Hervé, Yannick, Frantz, Jean-Claude, Marc,
Thierry, Alexandre, Alain, Franck, Bruno, Christian


Départ vers Le Croisic, c'est basse mer et un gros coefficient, nous décidons d'embarquer à partir de la Cale SNSM, Place du Trehic. Le stationnement y est facile, et pas de barre à 2m !
A l'arrivée par la côte sauvage, La visibilité est maximum, nous voyons nettement le phare du four et même la presqu'île de Rhuys.
Quand tous les bateaux sont à l'eau, le ciel se couvre, la pointe du Castelli a disparu dans le gris, nous entendons quelques coups de tonnerre. Nous nous mettons à L'abri sous l'estacade, paserelle que les promeneurs ont déserté. L'orage arrive accompagnée d'une forte grêle. Les casques sont les bien venus. La température a bien chutée. Pour ne pas prendre trop froid en restant inactifs, nous nous replions dans le port, en attendant que le grain s'éloigne.
Le ciel s'éclaircit enfin. Nous sommes venus pour faire un peu de technique, nous sortons du port et traversons en bac vers la pointe de Penbron. La plage est blanche, couverte de grélons.
Quelques bacs dans l'entrée du Traict puis nous nous dirigeons vers les plages de Pebron. Nous naviguons au plus près de la digue, en profitant du moindre surf pour compenser le courant de marée contraire à notre progression.
Puis, quand les plus lents ont rejoint les plus rapides, c'est un bord un peu plus long qui nous ramène à la basse Hergo qui marque l'entrée du port depuis le large.
C'est enfin sur un bord au portant que nous rentrons à nouveau dans le traict pour quelques jeux de bacs, reprises, et vagues statiques sur les roches bordant le chenal maintenant en partie recouvertes par la marée.
Nous admirons la luminosité du ciel et les contrastes de gris et de lumière avant le débarquement.
Un coup de tonnerre sur Guérande et c'est sous une petite averse bien froide que nous nous changeons.
Le soleil est revenu pour l'instant de convivialité autour des biscuits et gâteaux apportés par chacun.
Christian

dimanche 21 avril 2013

Dumet

Samedi 21 avril 2013
Piriac Dumet

PM 13h57 coeff 38 Vents NNE 3B

Marie-Laure, Martine, Françoise, Mélanie, Anny,
Hevré, Alain, Alain, Bruno, Thierry, Marc,
Yannick, Pierre-Dominique, Christian


C'est mon premier jour de vacances, mais je me lève tôt ! J'ai plein de bricoles à finir avant le déjeuner : cet après-midi, kayak ! Voilà un mois que je n'ai pas pu sortir en mer : j'ai hâte d'y retourner ! Et puis, le printemps est enfin arrivé : dans mon jardin, les cerisiers sont en fleurs, c'est magnifique ! Je suis super motivée. Avec un peu d'appréhension aussi : je manque d'entraînement, j'ai peur de ne plus tenir le rythme...
Quand j'arrive au club, Christian me propose de sortir en biplace avec lui (il devait y aller avec Cathy, mais elle a déclaré forfait). On va où ? A l'île Dumet. (Tiens, je croyais que c'était une sortie à la journée ! C'est loin, non ?) Alors va pour le K2 ! Je me sentirai plus en confiance, et puis je pourrai mieux profiter du paysage : jamais allée sur cette île, mais j'ai entendu beaucoup d'éloges à son sujet !
On attelle la remorque : pas beaucoup de bateaux dessus, pour une fois ! Pourtant, nous sommes quand même quatorze ! Michel, le quinzième, renonce finalement, par peur de rentrer trop tard pour prendre son train. Nous voilà partis, direction Piriac.
D'habitude, je viens ici avec mes proches de passage dans la région, pour visiter le vieux village, avec ses maisons en pierres, ses volets colorés et ses roses trémières... Aujourd'hui, je ne viens pas en touriste ! (Absurde petit moment de fierté, revanche du sportif qui est parti pour en baver, sur le vulgum pecus qui va se contenter de lézarder au soleil...)

Il fait un temps splendide, j'ai peur d'avoir trop chaud avec ma tenue d'hiver : comment s'habiller ? Marie-Laure et Martine se posent la même question. Elles me rappellent qu'il fait toujours plus froid en mer, et remarquent la petite brise encore bien fraîche : ce n'est pas le moment de sortir les manches courtes !
Effectivement, à peine embarquée, je me prends une vague en pleine figure : ouh ! là ! c'est saisissant ! Salé aussi...
Ce premier contact avec l'eau me donne du tonus pour pagayer, et nous mettons un petit moment à trouver notre rythme, avec Christian (qui est resté sec, bien planqué derrière mon dos !). Il me fait rire avec une blague de dentiste, et enchaîne avec des histoires de médecins, plus sérieuses. Pour renouveler sa licence, il a dû passer un test à l'effort... à cause de son grand âge ! (Il le dit en rigolant, mais comme c'est la troisième fois qu'il m'en parle, je commence à me demander s'il ne ferait pas un début d'Alzheimer... Mais motus ! Faites comme si de rien n'était !) Je me garde bien de lui faire remarquer que j'aimerais avoir autant d'endurance que lui, il rougirait ! (Vous avez remarqué combien les costauds sont pudiques ?)
La mer est belle, sans houle, avec un petit vent de face. Nous avançons à un bon rythme (Adonf porte bien son nom !), pour une fois je ne suis pas à la traîne ! Nous avons même fait la course avec Hervé, mais nous l'avons laissé passer devant, pour ne pas le vexer ! (C'est sympa d'écrire le compte-rendu, on peut garder la version qu'on préfère !!!)
A force de discuter, je ne vois pas le temps passer, mais mes muscles finissent par me rappeler à l'ordre : quand est-ce qu'on fait une pause ? On attend que le groupe se resserre, et on repart déjà !
Si j'étais dans un monoplace, je pesterais ! Mais là, je m'en fiche un peu : je vais à mon rythme, et mon coéquipier s'adapte ! C'est une des raisons pour lesquelles j'apprécie le K2 : je n'ai pas à m'occuper du gouvernail, pas à réfléchir, je dois juste éviter de déséquilibrer le bateau, et pagayer (à la vitesse que je veux, sauf passage délicat !). Autre avantage non négligeable : j'économise de l'énergie ! Nous accostons donc sur l'île Dumet sans que je ne sois complètement vidée par cette longue traversée.
Alain nous aide à débarquer, et porte même galamment le kayak à ma place (ce qui me réjouit, et mes bras encore plus ! Tiens ! Je les avais presque oubliés, ceux-là... Ouille !). Sur la plage, un ancien du club, avec un joli accent du Midi, vient nous saluer : le monde est petit, décidément ! Pendant qu'il discute avec Christian, je me rends compte que j'ai froid subitement : je me précipite sur mes provisions... Scrounch !
Dix abricots secs et un Snickers plus tard, je retrouve un semblant de sociabilité : je vais voir Martine, qui me propose une rapide visite guidée de l'île.
Comme c'est beau ici ! J'admire la visibilité exceptionnelle, le contour déchiqueté, les galets multicolores, les ruines chargées d'histoire, la clarté de l'eau, la beauté sauvage de l'ensemble...
Pierre-Dominique prépare son aile, qui ressemble plus à un cerf-volant qu'à un kite-surf : je me demande comment une toile aussi légère va pouvoir le tracter. Il attache tout ce qui est susceptible de s'envoler (une fois parti, pas question de faire demi-tour !), recommande aux costauds de veiller sur Anny (quel papa poule !), et nous voilà tous repartis !
Un petit tour de l'île, histoire de profiter du paysage et de jouer un peu à rase-cailloux (Eh ! Pas trop quand même ! On a failli heurter un rocher, à peine affleurant !). Nous rigolons avec Bruno, qui trouve le Nuka un peu court. ("Encore un qui mesure la puissance à la longueur !" commente mon voisin dont je préserverai l'anonymat.)

Le traversée retour s'annonce plus rapide : nous sommes poussés par le vent, et nous pouvons surfer sur les vagues. C'est là que je savoure le choix du K2 : plus long et effilé, il est un peu moins stable, mais il fonce ! Quand je sens que nous sommes soulevés par l'arrière, je mouline à toute berzingue... et j'entends Christian ahaner derrière ! (Pour le test à l'effort, ils n'ont pas prévu de suivre le rythme d'une petite jeunette avec un coton tige !) On rigole !
Nous peaufinons la technique, déjà expérimentée dans le Golfe, du surf en duo : l'avant propulse tandis que l'arrière dirige et marque un appui. Ou alors, avec les pagaies synchrones, nous affinons la cadence en tâchant de sentir la vague et d'aller à peine plus vite qu'elle : tout au feeling... Quand la lame nous emporte, c'est du pur bonheur ! Whaou !
Nous réussissons quelques beaux surfs, dont un très long, sans effort, un vrai morceau d'anthologie !
Pierre-Dominique est loin devant : sa voile aérienne semble efficace finalement ! Thierry veille sur nous, souriant ange gardien, tandis que les autres sont dispersés un peu partout. Nous faisons demi-tour pour attendre Yannick et Anny, en queue de peloton. Tout le monde a l'air d'apprécier la traversée : quelle sortie magnifique !
Nous apercevons un voilier sur la gauche, qui va couper notre route, et le surveillons jusqu'à être certains qu'il nous a vus. Le retour s'achève sans encombre.
Devant la plage de Piriac, Françoise et Marie-Laure enchaînent quelques esquimautages, et Christian me propose d'en faire autant, en duo : chiche ! Mais quand je saurai déjà faire en solo ! Alain nous aide encore à débarquer, tout sourire : Christian trouve ça louche, il attend la blague... Mais non, pas de renversement traître ! Je me relève, confiante, et tout à coup, Alain me fait une prise pour me déséquilibrer en arrière. Juste le temps de répliquer : "Si je vais à l'eau, tu vas y passer aussi !" (T'es pas folle ? Il est plus grand et plus fort que toi !) et il me rétablit en position verticale. (Ouf ! L'eau est trop froide, vraiment !) Je remonte le K2 en grelottant, à moitié euphorique après cet après-midi idyllique, et un peu triste qu'il se termine déjà...

Mélanie



lundi 15 avril 2013

Le Croisic St-Nazaire


Dimanche 14 avril 2013

Le Croisic St-Nazaire
Vents SSE 4b mollissant 3b en passant SSE
PM 6h52 coeff 86 BM 13h43 PM 19h01 coeff 82


 Martine,
Philippe, Hervé, Pierre-Dominique, Roger, Sylvain, Christian

Le matin 4h30
L'après midi 2h

Nous embarquons à St-Goustan, L'endroit est abrité, l'embarquement est facile.
10h, nous sommes sur l'eau. Nous nous dirigeons vers la pointe du Croisic. Nous constatons les premiers effets de houle, et nous évitons de naviguer en rase-cailloux. Les trains de houle lèvent parfois de belles vagues sur les hauts fonds, nous restons vigilants et observons ces formations.
A la pointe du Croisic, Christian et Philippe se feront surprendre, Philippe réussit un appui extrême, le bateau sur la tranche, Christian se retrouve rapidement à l'envers, un esquimautage le remet à l'endroit. Nous sommes très heureux de ne pas avoir à faire de récupération à cet endroit. Le travail de la technique porte ses fruits !
Le bord se poursuit le long de la côte sauvage dans une mer hachée par les trains de houle venant de tribord et le ressac qui remonte loin en mer. Nous naviguons au large de la côte.
Ce bord est interminable, le clocher de Batz semble impossible à doubler. C'est un bord engagé, sur ces conditions de mer nous avons peu de replis, il faut continuer.
Les conditions s'améliorent quand noud atteignons la pointe de Penchateau, et nous apercevons depuis peu les Evens. La côte crée moins de ressac et les vents mollissent. Nous devons encore être vigilant jusqu'aux Guérandaises que nous laissons à bâbord. Puis c'est sur une mer plus calme que nous atteignons notre objectif. C'est basse mer et la houle lève de grosses vagues sur les rochers à fleur d'eau. Soit on contourne pour assurer, soit on espère un passage sans se faire surprendre par une déferlante.
14h30, nous débarquons enfin sur la plage au nord des Evens. Nous avons navigué pendant 4h30.
C'est avec beaucoup d'appétit que nous dégustons nos pique-niques. Puis nous apprécions une petite pause récupératrice.
16h, il est temps de repartir.
Le soleil est là, le vent est tombé, mais la houle crée une mer bien blanche au Sud de Baguenaud.
Nous décidons de passer au Nord puis de continuer jusqu'à la vieille pour naviguer au bord du chenal pour profiter du courant de marée. L'embarquement est délicat sur les vagues de plage qui se croisent à la pointe de l'île.
Nous sommes au portant sur une houle très longue et lisse jusqu'à la pointe de Chémoulin, Puis la mer est de plus en plus plate quand nous atteignons enfin la plage de Villès-Martin.
Il est 18h, ce bord n'aura duré que 2h !
Nous prenons le temps de déguster le far aux pruneaux d'Anny avant de plier tout le matériel.

Merci à Michel et Anny qui nous ont accompagné pour ramener le minibus et la Remorque à villès.
Christian