lundi 27 octobre 2014

du pays Bigouden au pays de Douarnenez

Samedi 25/10/2014 et dimanche 26/10/2014
Du Pays Bigouden au pays de Douarnenez

Martine, Cathy, Clotilde, Geneviève
Joël, Michel, Alain, Hervé, Franck, Philippe, Christian

Samedi 25
Concarneau : PM 6h03, BM 12h21, PM 18h19 Coeff 91


C’est un rendez-vous au club à 7h pour un départ à 7h30, puis route vers Penmarch. Nous arrivons au pied du phare d’Eckmuhl dans le port de St-Pierre, il est près de 11h, la mer est basse, il faut aller la chercher loin, au bout de la petite jetée.
Il y a une belle houle très longue, annoncée à près de 2m. Sur cette zone de hauts fonds, se lèvent des déferlantes puissantes et venant de loin. Nous restons très vigilants sur cette côte ou nous avons peu navigué. Nous filons sud ouest vers le large pour contourner le plateau rocheux. Nous laissons la tourelle Men Hir sur le tribord. Nous naviguons toujours bien au large pour doubler le port de St-Guénolé avant de mettre le cap vers la pointe de la Torche. Les Grosses déferlantes sont un spectacle impressionnant avec des belles couleurs turquoise révélées par le soleil qui nous accompagne.
Nous sommes face à la plage de Porz Carn, au sud de la pointe de La Torche. L’arrivée de plage semble délicate vue du large, mais elle se fera en douceur après avoir contournée la pointe sud de cette plage.
Nous débarquons pour le pique-nique, sous le soleil. Cathy prolonge la pause par un bain de mer avant que nous réembarquions.
La plage est très plate et les vagues viennent s’écraser très loin, ce qui nous facilite le réembarquement. Après une session surf, en choisissant bien nos vagues dans cet endroit mythique, nous décidons d’aller revoir les Etocs.
Pour ce bord, nous choisissons à nouveau une navigation bien au large afin de ne pas se trouver dans les déferlantes très impressionnantes, et spectacle toujours magnifique sous le soleil.
Après un bord un peu long, nous atteignons les Etocs. Nous pénétrons dans l’archipel par le sud afin d’éviter au maximum de se faire prendre par une vague plus forte que les autres.
Petite pause en espérant croiser les phoques. Notre attente n’aura pas été vaine, car malgré une mer formée, quelques uns de ces animaux curieux sont venus nous observer !
C’est maintenant l’instant d’entamer le bord de retour. Nous observons la côte, la houle de 2m lève toujours de belles vagues sur la zone. Par prudence, nous choisissons à nouveau de faire une grande boucle au large pour rejoindre le Phare d’Eckmuhl.
Nous avons navigué 5h et parcouru environ 15 nautiques
Nous repartons vers Landudec pour l’ébergement et le repas du soir.


C’est passage à l’heure d’hiver dans la nuit, nous décidons à l’unanimité de rester sur l’heure d’été sur tout le week-end.

Dimanche 26
Brest : PM 6h02 BM 12h25 PM 18h20 coeff 89 UTC +1


Déception pour Michel, son dos fragile vient de le rappeler à l’ordre sur un mauvais geste au moment de l’habillement. Après quelques exercices d’assouplissement et étirements, il déclare forfait pour cette journée.
La météo nous annonce une houle de 1,7m et un vent sud est à 4 B
Nous nous dirigeons vers Pors-Péron, ou plus précisément vers Porz-Lanvers juste à côté. Porz-Lanvers étant un petit port mieux abrité que la plage de Porz-Péron connue pour ses rouleaux en bord de plage.
Nous sommes près de la mi-marée, nous pouvons embarquer depuis la plage, la vague de bord est facile à franchir. Rassemblement derrière Karreg-Toull, gros rocher qui permet au port d’être un peu protégé de la houle, ensuite cap au 335 vers le cap de la Chèvre. La navigation est sereine, sans difficulté particulière. Franck et Hervé repèrent un aileron à plusieurs reprises, sûrement un dauphin.
Nous atteignons Le cap de la chèvre après une heure et demie de navigation. Nous observons les déferlantes habituelles sur les hauts fonds qui prolongent le relief. Nous profitons du calme relatif pour nous approcher au plus près de la falaise, puis en restant très vigilant nous progressons vers la côte est du cap en laissant Basse Plate et Men Coz sur notre tribord. Nous sommes bien à l’abri des éléments, et nous progressons en rase cailloux en cherchant des passages derrière les roches. Geneviève y prend goût.
Nous arrivons dans l’anse de St-Norgard. Le débarquement sur la plage en milieu de l’anse s’avère délicat au regard de la barre de rochers découverts et la houle qui crée une vague de plage. Nous débarquons sur la plage au sud de la Pointe St-Hernot ou île Vierge. Il y a là encore un shore Break, nous débarquons un à un les premiers débarqués aidant les suivants. Cathy, pourtant bien engagée en sera quitte pour un bain.
C’est le moment du pique-nique très attendu, il est plus de 13h, la faim titille nos estomacs !
Après ce moment de récupération, c’est le moment du départ, dans un shore break.
Nous prenons cap direct sur Pors-Péron, l’éolienne bien visible dès notre mise à l’eau nous sert d’Amer
Les premiers coups de pagaie sont faciles, nous ne subissons pas encore l’effet du vent. Puis, le 4 Beaufort annoncé ralenti notre progression, ce bord devient Physique. Nous mettrons 3h pour parcourir les 6,8 nautiques du retour.
La houle fait lever de grosses vagues qui viennent frapper Karreg-Toull qui protège l’entrée de Porz-Lanvers. Le débarquement s’annonce technique. Un coup d’œil sur la plage Porz-Péron pour voir si la situation est meilleure confirme que nous débarqueront comme prévu à Pors-Lanvers. Alain débarque le premier, suivi par Hervé. Nous nous suivrons un à un, nous laissant guider par les premiers débarqués.
Tout le monde est enfin au sec après avoir été plus ou moins secoués.
Puis après avoir désarmé nos bateaux, s’être changés et tout chargé dans les voitures et sur la remorque, nous partageons les derniers gâteaux en se remémorant les moments forts de ce week-end breton sur l’eau.

Nous avons parcouru 17 nautiques et passé 5h45 sur l’eau.

Christian

dimanche 19 octobre 2014

sécu à Penbron

Samedi 18 Octobre 2014
 Sécu à Penbron

Au Croisic : PM 14h28, coeff 40
Annoncé 4B sud

 Françoise, Martine, Marie-Laure
Franck, Alain, Joël, Sylvain, Michel, Michel,
Thierry, Hervé, Eric, Roger, Christian

Sur une idée de Franck, aujourd’hui c’est une session sécurité.
Nous choisissons Le Croisic et Pen-Bron pour cet exercice en espérant mixer une session de surf avec une session de sécurité.
Nous embarquons près de la Cale SNSM du Croisic, la mer est belle,
la météo est très bonne, les vents plus faibles qu’annoncés et le soleil est au rendez-vous, nous nous équipons avec casques et tenues adéquates, car, si la température est clémente, nous allons passer quelque temps dans l’eau. Nous nous équipons également des bouts de remorquages, pompes, écopes et éponges.
Nous quittons Le Croisic pour nous rendre face aux plages de Penbron
Nous ne trouvons pas la houle annoncée dans la semaine.
Qu’à cela ne tienne, en se retournant volontairement, Franck démarre les festivités.
Il est suivi de Françoise, Marie-Laure et Thierry.
Ensuite tout le monde s’y met, certains en profitent pour travailler les esquimautages, les ratés se poursuivront par une récupération.
Nous enchainons par un bord le long de la côte pour trouver quelques vagues et effectuer une arrivée de plage dans du shore break.
Puis histoire de faire un peu de distance nous repartons dans un rythme soutenu pour faire le tour de Basse Hergo au bout de la jetée du Croisic.
Puis c’est le retour au point de débarquement. Nous décidons de dessaler tous en même temps pour ensuite s’aider les uns les autres à remonter dans nos bateaux.
Avant le débarquement, c’est encore esquimautages et re-entry-and-roll et autres exercices ludiques.

Puis vient le moment du goûté, Michel nous a préparé gâteaux au chocolat, et flans accompagné de cidre et bières pour fêter la St-Michel et son arrivée dans le monde des retraités.
Christian





dimanche 12 octobre 2014

Pétole en baie de La Baule

Samedi 11 Octobre 2014
BM 13h49, PM 19h05 Coeff 96
Vents SO 3B

Martine, Anny, Marie-Laure, Françoise, Cathy, Clotilde
Pierre-Dominique, Philippe, Philippe, Franck, Joël, Yannick,
Marc, Sylvain, Thierry, Alain, Michel, Roger, Eric, Hervé, Christian


C’est une très belle journée qui s’annonce, avec l’envie d’un long bord avant que nous ne passions à l’horaire d’hiver. Nous ne nous éloignons pas de st-Nazaire, un grand nombre d’entre nous ne souhaitent pas rentrer trop tard. Nous partons pour Bonne source.
Le stationnement n’est pas aussi facile qu’à l’accoutumée, c’est marée basse sur un gros coefficient et les pécheurs à pied n’ont pas encore quitté l’estran.
Tant pis, le portage sera plus long !
Nous embarquons au fond de la passe, la mer est au bout des rochers. L’embarquement est facile, pas de vague de plage !
Nous filons ensuite pour laisser le port de Pornichet sur tribord puis nous bifurquons vers la plage.
Nous longeons la plage sur toute la longueur de la baie en naviguant dans la vague de bord. C’est un long exercice de navigation en vague latérale. Chacun s’enhardit petit à petit dans cet exercice sans risque permettant de travailler les appuis. Quelques bateaux échoueront sur la plage sur des vagues plus grosses ou plus puissantes, mais pas de déssalages.
Après quelques vagues un peu plus conséquentes au passage de l’entrée du port du Pouliguenn, nous atteignons la pointe de Penchateau. Nous y trouvons une faible houle longue.
Nous mettons cap sur les Evens en passant par les Guérandaises pour trouver un peu de portant.
La houle nous permet quelques surfs en arrivante autour de l’îlot.
Plusieurs d’entre nous débarquent pour goûter au petit bain de mer de fin de saison.
Puis nous regagnons Bonne Source en restant au large pour profiter du courant de la montante et faire un bord au portant.
La mer a recouvert les rochers, cependant l’arrivée de plage se fait tout en douceur dans cette faible houle.
Le portage sur la plage est raccourci du fait de la marée haute, mais les voitures et la remorque restent stationnées loin du lieu d’embarquement.
Après nous être changés sous le soleil, nous investissons les lieux pour le traditionnel échange de convivialité autour de boissons chaudes et petits gâteaux.
Christian





retour d'un mercredi au Croisic

bon courage Yannick


dimanche 5 octobre 2014

coup de vent à Pierre Percée

Samedi 4 novembre 2014
Rafales à Pierre Percée
PM 14h35 Coeff 57
4 B SO puis 5 B NO puis 3 B N

Martine, Anny, Agnès, Céline, Marie-Laure, Cathy
Pierre-Dominique, Alain, Michel, Michel, Hervé, Franck,
Philippe, Eric, Roger, Thierry, Yannick, Christian.

La météo nous annonce un passage à 5 Beaufort vers 14h, mollissant ensuite à 3 Beaufort et s’orientant au Nord. Petit coefficient de marée.
Après une belle matinée, le ciel est encore clément à l’heure du rendez-vous au club. La remorque chargée, plus quelques bateaux sur les toits des voitures nous nous rendons à Bonne source.
Une pluie nourrie nous accueille, et nous enfilons nos habits de kayakistes dans les voitures ou sous les hayons arrière. Toujours motivés, c’est encore sous la pluie que nous alignons nos bateaux sur la plage en attendant que le grain passe.
La pluie a cessé, les vents ont baissé d’intensité, et la visibilité s’est nettement améliorée. Nous embarquons dans des vagues de plage conséquentes. Il faut aider les moins aguerris, et ceux qui ont choisi un bateau plus fragile ou plus difficile, comme Christian et Cathy en K2 avec le gouvernail sous la coque.
Une fois passées les vagues de bord, un regroupement se fait autour de Martine, soit pour ajuster les jupes, soit pour ranger ce qui a été brassé sur le pont, ou encore pour vider quelques cockpits.
Ensuite, c’est route vers Pierre Percée, sur une mer peu agitée, nous progressons en groupe un peu étiré.
Nous contournons Pierre Percée par l’est pour un rassemblement. Le vent est monté à nouveau sous un nuage, le dessus des vagues blanchit, les bateaux avec un gros volume à l’avant ont quelques difficultés. Nous avons du 6 B, nous sommes sur une navigation hors zone de confort mais pas dangereuse compte tenu du site, de la température air-eau, de la zone de dérive, nous sommes également à proximité du sémaphore et nous constatons la présence du canot SNSM en exercice. Il serait sage de renter à la côte et d’abandonner l’idée de continuer sur les Evens. C’est à ce moment que Céline dessale, et pour ne pas lâcher sa pagaie, se retrouve éloignée de son kayak.
Pierre-Dominique prend le bateau en remorque tandis que Céline se met en sécurité en cochon pendu à l’avant du bateau d’Hervé. La récupération s’annonce moins facile qu’à l’accoutumée dans ces conditions de vent et de mer hachée. Hervé, Franck et Yannick s’y emploient. Les autres tentent de se regrouper et font quelques radeaux.
Les positions d’attente sont difficiles à tenir, les vents de Nord nous poussent vers le large.
Avec difficulté un regroupement se fait près de Pierre Percée pour tenter de trouver un peu d’abri en attendant que la récupération soit terminée. Nous ne sommes pas encore inquiets. La zone d’abri est petite, plusieurs fois quelques bateaux y sont chassés par le vent. Nous ne parlons plus de jouer !
L’inquiétude s’installe quand nous avons perdu de vue le groupe en récupération. Alain et Pierre-Dominique ont gardé le contact par quelques allés et retours. La position d’attente étant difficile à Tenir, il est décidé de nous séparer et de rentrer au plus court à la côte encadrés par Pierre-Dominique et Michel en ouvreurs et Alain en serre-fil.
Yannick, Franck et Hervé prennent en charge Céline en perte de confiance, et en difficulté face à une mer hachée et un vent difficile à étaler. Yannick a un bout de remorquage, Céline sera remorquée une partie du retour.
Au départ de Pierre Percée, la navigation est physique, si nous gardons le cap à la côte nous avons un vent et une vague de travers, nous choisissons une option plus physique mais moins technique en mettant le cap plus au Nord face au vent et vers notre point de départ.
Pierre-Dominique surveille la progression en faisant le chien de berger, il prendra en remorque quelques retardataires pour ne pas ralentir l’avance.
Les conditions s’améliorent après avoir doublé Bagueneau, et nous apercevons enfin Céline et ses accompagnateurs. L’inquiétude retombe !
Le niveau et la cohésion du groupe on permi de faire face à cette difficulté de navigation.
L’arrivée sur la plage se fait sur une mer ridée à belle et le soleil est revenu. Quelques jolies vagues à surfer se forment cependant sur le plateau rocheux, certains en profitent pour s’amuser un peu. Cathy et Christian en seront quittes pour un bain sur un surf mal négocié.
C’est ensuite le moment de détente ou nous pouvons échanger nos ressentis pour cette sortie courte mais intense !
Nous rappelons quelques règles de sécurité :
Rester le plus groupés possible, se surveiller les uns les autres.
Les bouts de remorquages doivent être à poste.
A portée de main : écopes, pompes à main, éponges.
Nous n’oublions pas de fêter l’anniversaire de Martine.
Christian




dimanche 28 septembre 2014

Ciel bleu sur le golfe du Morbihan

Samedi 27 septembre 2014

une journée dans le golfe du Morbihan

Port Navalo PM 7h17 coeff 87 BM 13h40 PM 19h29 coeff 85
Vents ENE 3 B

Anny, Françoise, Martine, Marie-Laure, Geneviève, Céline, Agnès, Clothilde
Pierre-Dominique, Hervé, Thierry, Marc, Franck,
Christian, Benoit-Xavier, Michel, Michel, Sylvain


Je reprends la plume ce jour pour mon deuxième compte-rendu et pour ma deuxième sortie à la journée avec le Club.
Aujourd’hui Hervé nous avait concocté une petite sortie « jeu et sportive » mais aussi très technique dans le Golfe du Morbihan et sur l’Ile de Méaban… oui, une petite sortie !! En même temps, heureusement que je n’ai pas regardé la carte du parcours avant de partir ;-) !
Tout le monde (enfin, presque car moi je n’avais pas bien compris les instructions et je me suis pointée à 7h20 pour 7h30 ce que je considérais comme très en avance… mais en fait j’étais très en retard…. De 20 minutes !! Heureusement, mes co-kayakistes qui sont très prévenants et très gentils, ils m’avaient prévu un bateau, et quel bateau !! ;-) ! ), étaient sur le pont à 7h. On se compte, on est 18 !! ça attire les foules le Golfe du Morbihan !!! même une ‘très ancienne’ du club, Clothilde, qui refait pour l’occasion un retour très apprécié au club alors qu’elle en était une des pionnières à 11 ans !
A 7h30, comme prévu, tout le monde décolle pour 1h30 de route qui nous sépare de notre point de départ, la pointe de Berchis. Nous commençons notre navigation à 9h30. Hervé donne quelques consignes de sécurité et des instructions : chaque expert aura la charge de deux moins confirmées pour leur expliquer les grandes lignes essentielles de la navigation sur le Golfe où courants, contre-courants, marmites, vagues statiques et autres amusettes maritimes sont réunies !
Premier lieu d’amusement : la vague statique entre l’île de Berder et le continent. C’est un magnifique terrain de jeu en effet. Les initiés se jettent tout de suite dans la vague et s’amusent tandis que les moins experts apprennent à traverser un courant en gitant et en donnant de l’angle, juste ce qu’il faut pour aller de l’autre côté mais pas assez pour se faire emporter … c’est technique ! On s’en amuse ! Mais ensuite, sur les autres courants, on s’amusera moins et on sera bien content d’avoir soit appris, soit révisé ses classiques ;-) ! Je parviens à un moment à « poser » mon bateau au creux de la vague statique ! Quand on est là, on surfe sans avancer ! J’en lève ma pagaie ! Trop contente ! C’est une sensation géniale !
Après 1 heure à taquiner la vague, on repart pour d’autres aventures et pour d’autres moutons ! Ben si, vous avez bien lu ! Pour d’autres moutons ! Car il y en a dans le golfe ! et parfois ces moutons, ils sont sacrément moutonnant, c’est moi qui vous le dit ;-) !
D’abord, on contourne tout doux l’île de Berder : objectif : faire un bac sur le courant de la jument. Alors pour les non initiés, faire un bac, c’est traverser un fort courant dans l’idée de se retrouver sur l’autre rive avec le bateau qui va vers le nord alors que le courant nous emporte assez vite il faut le reconnaitre sur ce courant là, plutôt très au sud est. Nous partons les uns après les autres entre les flots de voiliers qui, comme nous, profitent de cette belle journée très ensoleillée avec une mer belle pour filer prendre le large. Nous partons de la pointe sud-est de l’île de Berder dans l’idée de rallier la pointe nord ouest de l’île de la Jument. Entre les deux : le fameux courant de la jument ! Vous savez bien, celle qui galope à vive allure et jamais ne s’arrête !! oui, oui , celle-là même ! Par marrée descendante comme nous le sommes alors, elle file plein pot en direction nord-est -> sud ouest et elle est plutôt capricieuse ! Mais bon, nous avons encore plein d’énergie à revendre et nous arrivons tous à bon port avec le sourire !! Belle aventure !!! Cool ! finger in the nose ! … oui, mais voila, l’idée c’est à présent de remettre ça dans l’autre sens ????... ah bon ? Mais pourquoi donc, ô grand organisateur Hervé ? « Pour s’amuser, pardine » ! Ben oui, pardine !! En même temps, c’est un excellent exercice. Nous voilà donc partis, cette fois-ci en reprise de courant … c’est plus simple, une fois qu’on est dans le courant, il faut pagayer plus vite que le courant pour rester à flot. Simple non ? ;-) ! Le cap cette fois-ci c’est le petit port de l’île de Garvinis. Mais attention quand même à ne pas trop se faire emporter par le courant ... un autre groupe de kayakistes croisé à ce niveau perturbe un peu certains d’entre nous mais tout va bien, on récupère tout le groupe.
Et maintenant chef Hervé ? « Ben, on va en face » …. No me diga !!! En face mais où ? ben c’est simple, on repart sur un bac cette fois-ci en direction du petit ilôt d’Er Lannic. Là, j’avoue, j’en ai un peu bavé ! et pourtant, pour une fois, je n’ai pas l’aquanaute, j’ai un superbe bateau (le plus beau du club me dit-on) qui glisse sur l’eau à merveille, dans lequel je me sens super en confiance … oui mais voilà, un bon bateau, ça fait pas tout et sur la fin, j’ai l’impression que jamais je n’arriverai à descendre de cette jument en furie !
Dis, dis chef Hervé, maintenant on est du bon côté ???? non, on sortira du Golfe côté ouest de la passe vers la mer … à présent, on met cap vers le Grand mouton, vous savez, celui qui est juste à côté du Petit Mouton (logique non ;-) ) et on s’amuse dans le courant et dans les vagues moutonneuses donc qui se forment à cet endroit … je n’y comprends rien !! tout le monde va dans l’autre sens par rapport à l’île où on doit soit disant pique-niquer ! moi, je me pose des questions mais je me dis que peut être les plans ont changé et que finalement on va aller pique-niquer côté Port-Navalo ou à proximité et c’est tout... mais pas du tout, en fait, c’est une nouvelle aire de jeu ! du jeu !!! moi je ne sais plus où donner de la pagaie, je ne sais plus comment on fait pour sortir de là, j’ai beau pagayer, pagayer, pagayer, j’ai l’impression de ne pas avancer d’un pouce …. Mais en fait, ce n’est pas qu’une impression, c’est vrai ! … heureusement Hervé et Christian viennent à ma rescousse et je rejoins les quelques autres, plus malins que moi, qui s’étaient déjà mis à l’abri derrière le Faucheur. On attend que ceux qui ont encore beaucoup de jus à donner s’éclatent encore un peu sur les moutons … après la cavalcade sur la jument, moi, les moutons je leur laisse … même si j’avoue que c’est fun tous ces courants, ces vagues et ces contre-courants … mais un peu de repos n’est pas de refus. Il est alors 11h30 et je vois au large, après la sortie du Golfe, notre aire de pique-nique : l’île de Méaban .. et laissez-moi vous dire qu’elle ne m’apparait pas du tout comme étant la porte à côté cette île !
Malgré tout, c’est reparti pour l’aventure ! Seulement à la sortie du Golfe il y a 2 courants sortants à marrée descendante. Un à l’est, qui passe côté Port Navalo et qui nous entrainerait vers l’est, et un de l’autre côté Pointe de Kerpenhir qui lui, va nous amener tranquillement mais surement jusqu’à l’Ile. Il suffit de se laisser porter ! great !!! Ça c’est une chouette idée !!!
Mon bateau file agréablement sur l’eau et c’est un régal de pagayer !! Et en effet, en 30 minutes environ, nous rallions l’Ile de Méaban. Yes ! yes ! Sortir du bateau, se dégourdir un peu les jambes et prendre un bain !!! C’est magique, le temps est chaud, sans vent ou presque, l’eau est bonne et pleine d’algues qui lui donnent une belle couleur! Ensuite, on passe aux choses sérieuses : le pique-nique ! Tout le monde en rêvait ! Franck fait circuler un punch maison à sa façon … Michel un petit rouge de derrière les fagots et en plus des couleurs du soleil qui tape bien puisque nous nous sommes installés sur la plage sud de l’île, les couleurs des degrés bus montent aussi aux joues de certains. Enfin, pas tous … je décline mon tour sur les boissons alcoolisées … pourrait pas revenir sinon !
Ensuite grand moment de farniente car pour re-rentrer dans le Golfe, il faut attendre la renverse, c'est-à-dire la marée montante car sinon, impossible ou presque de re-rentrer dans le golfe à moins d’avoir aux fesses un super moteur puissant … mais nous n’avons que nos petits bras ! C’est alors l’heure de la sieste ou de la découverte du caillou sur lequel nous avons échoué … et surtout, la découverte des îles alentours – île d’Houat, île d’Hoedic, Belle île – et la presqu’île de Quiberon. Nous avons aussi droit à quelques récits mémorables de sorties qui comptent dans la vie d’un kayakiste de mer !
Mais ce n’est pas tout, c’est le moment de retourner dans le Golfe. Il est 15h30. Ce matin nous avons pagayé 3h… nous en ferons quasiment autant dans l’après-midi.
Bien sûr, vous vous en doutez, nous ne sommes pas rentrés direct au bercail … trop facile !! Nous avons remis le cap sur la Pointe de Kerpenhir car à ce niveau de la passe se forme là encore des vagues statiques entre les courants entrants et les rochers. Et là, c’est l’effet machine à laver !!! le hic, c’est qu’on est pas les seuls à être venu « jouer » dans ces vagues, il y a aussi les Club de kayak de Vannes et ils sont un bon paquet sur l’eau ! Mais bon, tout le monde fini pas trouver sa place dans la machine à laver. A mon premier passage, genre programme lavage pour linge délicat, j’ai bien senti que ça bougeait sévère mais bon, je m’en suis sortie … c’est mon deuxième passage, genre programme coton avec essorage à 1400 tours qui fut plus … folklorique ! il faut bien le dire ! alors que j’attendais toute sage un peu sur le côté que les experts aient fini de s’amuser, Christian est venu me chercher pour aller m’amuser aussi … moi, naïve, innocente et surtout en confiance avec Christian, je dis oui et je lui emboite le pagayage … et alors là !!! whaouh ! whaouh !!! ça se bouscule dans tous les sens et je n’arrive que difficilement à diriger mon bateau ! J’ai l’impression de ne rien contrôler à part mon pagayage ! Encore qu’à un moment j’ai bien cru que j’allais la perdre ma pagaie ! en vrai comme dirait une amie à moi !! Mais bon, je n’ai rien perdu et j’ai redressé … oui mais ensuite, fallait revenir ... revenir ?? mais pourquoi grand dieu alors qu’on pouvait aussi juste traverser et aller attendre sur une petite plage juste après la pointe qui était à proximité vers le nord de la Pointe … mais non, fallait rejoindre le groupe … sans évidemment finir sur les rochers de la pointe vers laquelle de manière assez pernicieuse, il faut bien le dire, les vagues tentaient de m’amener !! Mais bon, j’avais pas dit mon dernier mot et surtout pas poussé mon dernier cri ! Car je ne vous ai pas dit, mais j’ai beaucoup crié durant cet épisode … le cri permet de lâcher sa peur et aussi de libérer toutes les tensions de la semaine !!! Un vrai bonheur !! Enfin, pas pour les tympans de mes co-pagayistes mais pour moi, si ;-) ! Enfin, mes cris n’ont pas été si forts que cela puisqu’aucun secours maritime n’a volé à notre rescousse ;-) !
Après ces émotions, nous sommes repartis … cap à nouveau vers le Faucheur…. Mais avant petite reprise sur le courant entrant dans la passe … mais pas aussi facile à dire car il fallait quand même bien tenir le cap avant vers Port-Navalo pour pas rentrer trop vite dans le Golfe et se faire emporter par le courant de la Jument .. et oui, toujours elle ;-) ! Tout le monde est bien arrivé.
Ensuite, cap sur le Petit Veïzit pour aller à la pointe sud-ouest de l’île Longue… en gros, si on met direct le cap vers où on veut aller, du fait du courant de la jument, on y arrive jamais. Alors on ruse, on prend un cap perpendiculaire par rapport à là où on veut aller, on traverse le courant et on se retrouve bien où on voulait aller. Mais dès qu’on sort son nez côté sud-est de l’île Longue, zou, on est à nouveau emporté dans ce fameux courant … mais pas pour longtemps, on se met à l’abris juste à une petite plage un peu plus loin … où les non-experts qui n’ont plus de jus restent histoire de se reposer un peu et reprendre des forces pour le dernier morceau du parcours tandis que les autres font mumuse dans le courant et ses vagues.
Enfin, nous longeons l’île Longue côté est. Arrivés au bout, là, encore, il faut être stratège ! car là aussi, il y a un courant assez important qui passe entre la Pointe de Locmiquet et l’île de Radenec. Stratégie : la même que tout à l’heure, on maintient le cap vers l’est de la Pointe de Locmiquet pour aller à la pointe du Berchis d’où nous sommes partis ce matin. Les premiers partent et sont rapidement emportés par le courant.. je me lance aussi en compagnie de Marie-Laure et deux experts rassurants, Franck et Marc … on les suit à la lettre mais soudain, alors qu’on est dans le courant, je vois les autres, Martine en tête, filer devant moi en sens inverse … il y a un contre courant juste à côté du courant où nous sommes ! Attention à la manœuvre ! je me souviens de ce que m’a dit Marc, il faut toujours présenter ses fesses au courant en faisant un appui contre !! Quand je vous  le disais que le kayak c’est très technique !!! ça l’est vraiment ! Enfin, bref, je négocie la chose plutôt bien ! Ouf … mais on est pas encore rendu … il faut encore donner donner et encore donner tout ce qu’on a car le courant pousse à nouveau nos bateaux vers la Pointe du Berchis mais si on se laisse porter, on risque de la passer sans pouvoir s’y arrêter !!! On ne tournera vers notre cap final qu’une fois arrivé tout prêt de la plage de débarquement où le courant ne se fait plus sentir !
Quelle journée !!! Mais ce n’est pas fini ! Figurez-vous qu’arrivées sur la plage, on retrouve le groupe de kayakistes de Vannes ! Eux ils étaient 40 !!! Ça fait un embouteillage de kayak monstre sur la plage puis sur la route qui conduit à la plage ! Les nageurs et bronzeurs sur la plage n’en reviennent pas de cette invasion soudaine de leur espace sans doute tout tranquille quelques minutes avant ;-) ! Mais bon, on a tôt fait de monter tous nos bateaux, de prendre un dernier petit bain, de se changer, de gouter et de remettre les bateaux sur la remorque !
A propos du goûter, nous étions plus que gâtés ce jour ! 2 gâteaux au chocolat, 1 cake salé, des petits biscuits en tout genre et nos éternelles boissons chaudes de sortie de l’eau ! Les kayakistes de Vannes n’en revenaient pas !! Ben oui, eux c’est sans goûter !! Triste !! Nous on ripaille toujours après nos sorties ! Ça fait parti du folklore ! ;-) !
Ensuite retour à la base à 20h10, déchargement, lavage et rangement … on quitte la base vers 21h. On a tous les yeux qui brillent de cette belle journée et tous, c’est sûr, on dormira sans berceuse ce soir ! Mais quelle belle fatigue !!!
A noter : Zéro bain ce jour pour une sortie pourtant technique et pleine de petites zones un peu difficiles à négocier !

Et puisqu’on était en Bretagne, je ne peux m’empêcher de terminer cette petite chronique maritime par : KENAVO ! ;-) ! 
Agnès





samedi 20 septembre 2014

Lérat Dumet

Samedi 20 septembre 2014

Lérat Dumet

PM 15h45 coeff 55
vents SSO 2B

Françoise, Marie-Laure, Anny, Martine, Céline
Yannick, Thierry, Marc, Sylvain, Pierre-Dominique,
Hervé, Michel, Alain, Alain, Franck, Christian


L'automne n'est que pour le mardi 23 sept , et , par cet bel après-midi nous envisageons une sortie long bord avec embarquement à Lerat , destination  Dumet .
Aujourd'hui les deux Z'Adonfs sont sur la remorque : c'est la découverte du K2 pour Céline avec Christian et perfectionnement pour Martine avec Hervé.
Nous pouvons saluer le retour de Marc après deux mois et demi sans pagayer...
Embarquement avec zéro difficulté : nous partons à l'intérieur du petit port de Lerat.
Un petit vent de nord-ouest nous fait face pour l'aller , il sera bien apprécié pour notre retour.
Nous naviguons vers la pointe du Casteli pour y découvrir à l'horizon l'île Dumet . Elle est nette et bien visible.
Les K2 nous font de belles boucles en aller et retour pour voir si le troupeau ne "s'égaille pas trop"...
Nous croisons quelques beaux voiliers sur la traversée.
L' arrivée à Dumet est facile . Nous sommes fin septembre et la plage nous est presque complètement réservée.
Hervé : le premier à l'eau . nous l'avons connu moins téméraire pour le bain. Comme quoi ... tout peut arriver.
Pierre-Dominique assiste Marie-Laure dans l'apprentissage à l'esquimautage. C'est en bonne voie.
Après un bon petit bain , les lézards se graillent au soleil encore bien présent.
Il est temps de réembarquer.
Comme d'ab : le tour de l'île avant la traversée et en suite cap sur le Castéli.
Nous profitons du vent arrière pour les surfs plus ou moins bien maitrisés.
Un regroupement est nécessaire devant la pointe du Castéli . Les vitesses des Z'uns et des Z'autres n'ont pas permis l'homogénéité du groupe....
Devant la plage de Lerat certains , comme à l'accoutumée, se font quelques esquimautages . Aujourd'hui les K2 ne feront point l'essai.
Vient le débarquement au plus près des véhicules du coté du petit port avec un niveau d'eau satisfaisant.
Avant le départ pour le retour club , certains étant plus pressés que d'autres nous auront bien sûr la collation reconstituante.

Nous nous disons à samedi prochain pour une sortie Golf : affûtage de pagaie et peau de phoque sous de bordé du kayak pour affronter les contres...
Thierry
Nous avons parcouru environ 10 nautiques





                                      et com d'ahb pour une bonne def c'est ici