dimanche 28 juillet 2013

Une journée d'été

Samedi 27 juillet 2013

Villès, Les Jaunais

Marie-Laure, Viviane, Mélanie
Philippe, Gildas, Hervé, Thierry, Roger, Christian.

Une journée d'été

Nous sommes peu au rendez-vous habituel au club. Quelques uns déjà partis en vacances, quelques autres pas encore revenus.
 Il y a eu de l'orage ce matin, on peut imaginer que le beau temps va revenir pour l'après-midi.
C'est basse mer et pleine saison, en plus de la marée et la météo, il faut composer avec le stationnement.
Le choix est fait pour un départ de Villès et peut-être route vers le Grand Charpentier.
A l'arrivée sur le parking, le ciel se grise à nouveau, et c'est rapidement pluie et orage qui viennent de l'ouest.
Nous prenons tout notre temps pour nous préparer en attendant que l'orage passe
C'est passé, nous descendons les bateaux sur la plage. . Deux K2 cinq K1 au départ. Le ciel reste gris, et c'est face à un vent fort que nous mettons cap vers l'ouest. Nous restons en bord de côte pour être le moins exposés. La pluie n'est pas chaude, et la luminosité est faible, sans la température chaude de la mer, on pourrait s'imaginer un après midi d'hiver.
Nous progressons de pointe en pointe pour atteindre la plage des Jaunais. Le temps est plus clément, la visibilité est revenue, nous distinguons nettement la côte sud.
La renverse est faite, et nous piquons vers le large pour un retour au portant.
Retour facile, et mer de plus en plus plate. Il faut se méfier du courant de l'estuaire et bien anticiper l'arrivée.
Quelques vagues de plage ? Il faut seulement attendre, un cargo est passé au large !

Christian


dimanche 21 juillet 2013

Mer plate au Pouliguen

Samedi 20 juillet 2013
Le Pouliguen

PM 15h46 coeff 73
Vents Est 2 Beaufort

Viviane, Marie-Laure, Cathy, Martine, Carmène
Hervé, Yannick, Michel, Roger, Sylvain, Christian

Il y a une tendance Orageuse. Nous choisissons un parcours côtier. La mer est calme, les vents sont faibles et la mer est haute en après-midi. Avec un doute pour le stationnement des véhicules, nous tentons un départ près de la base de voile du Pouliguen.
Il y a une interdiction de baignade sur la plage, mais le centre de voile est en activité. Nous embarquons donc pour faire route vers la côte sauvage.
Le calme de la mer et le niveau de marée nous permettent de découvrir des passages entre les nombreux rochers et falaises et de pénétrer dans des grottes que nous avons rarement visitées en kayak.
Tout en surveillant le ciel, nous progressons ainsi jusqu'à la plage de La Govelle.
La qualité de l'eau est plus accueillante, et c'est en bout de plage que nous exécutons quelques jeux d'équilibre suivis d'entraînement d'esquimautage et d'exercices de réembarquement.
Ces jeux nous permettent de constater que rien n'est acquis, il faut travailler en permanence.

Le ciel se grise sur le continent rappelant qu'une tendance orageuse est annoncée. Nous prenons donc la route du retour, cap au plus court. Les nuages porteurs d'orage passent sur la côte. Et c'est sous un soleil toujours pesant que nous débarquons.
Christian


dimanche 14 juillet 2013

Dumet

Samedi 13 juillet 2013
Pleine mer 20h21 coeff 70
Vents annoncés 4b NE

Marie-Laure, Cathy, Martine,
Yannick, Philippe, Roger, Philippe, Sylvain, Hervé, Michel, Alain, Alain, Alexandre, Christian

Encore une belle journée d'été, il faut en profiter. Tout le monde n'est pas parti en vacances, nous sommes encore un petit groupe conséquent.
La saison touristique est commencée, il faut choisir le bon endroit d'embarquement pour éviter la foule, et tout le monde a l'envie d'un grand bord.
Nous choisissons donc une traversée pour l'île Dumet au départ de Piriac.
Et le stationnement sera sur l'aire à l'est du port de plaisance.

Il y a beaucoup de remorques à bateaux, mais nous trouvons facilement nos places de stationnement.
C'est marée basse, le portage est un peu long, la mer se mérite !
Quelques échanges de bateaux donc quelques réglages avant de partir. Quand tout le monde est sur l'eau nous mettons cap sur Dumet, la mer est calme, et les vents sont faibles.
Nous gagnons facilement Dumet. Nous croisons la route de vieux gréements qui descendent vers Piriac. La visibilité est exceptionelle, nous découvrons toute la côte depuis Piriac jusqu'à la presqu'île de Rhuys
A Dumet c'est la pose sur la plage Nord Est, et aussi l'instant des bains de mer dans une eau transparente.
Nous faisons ensuite le tour par le Nord ou nous croisons quelques bateaux au mouillage, puis cap sur Piriac. Toujours une grande visibilité, nous apercevons la pointe du Croisic.. Quelques clapots mais très peu de surfs, cependant c'est sur un rythme bien soutenu que nous regagnons la côte. Le groupe s'étire, mais chacun surveille tout le monde.

A l'arrivée, comme à l'accoutumée quelques exercices de déssalage, embarquements, et esquimautage.
Christian

dimanche 7 juillet 2013

Le Four

Samedi 6 juillet 2013
Le Four 
PM 16h34 coeff 66 3b NNE annoncé

20 kayakistes dans 19 bateaux
Marie-Laure, Anny, Mélanie, Viviane
Thierry, Marc, Pierre-Dominique, Hervé, Franck, Philippe, Sylvain,
Frantz et Frère, Jean-Claude, Roger, Alex, Christian, Bruno, Yannick, Eric


Comment décrire l'absence ? L'absence de houle, de nausée, de froid. Pas un nuage. Une douce brise, juste à point pour nous rafraîchir, et des vagues parfaites pour surfer. Aujourd'hui, j'ai frôlé le niveau zéro du stress.
Il y a des absences qui font mal, et des disparitions qui soulagent. Au début, ces dernières ne sont pas nécessairement agréables pour autant : une sensation de désordre prédomine, jusqu'à ce que les anciens souvenirs soient progressivement balayés...
Le soleil est là, tellement intense que, par contraste, le ciel voilé de mes dernières sorties me revient à l'esprit, particulièrement sombre... Mais c'est surtout le calme qui me déstabilise. Qu'est-ce que j'ai pu être bringuebalée dans tous les sens, durant cet hiver qui a duré six mois ! Alors je sens que quelque chose est différent de d'habitude, mais je mets du temps à comprendre quoi... Je ne suis pas la seule apparemment, car, sur le chemin du retour, Marie-Laure s'exclamera : "Quel temps splendide ! On se croirait en été !"

Les touristes n'ont-ils pas non plus eu le temps de réaliser ? Nous nous acheminons sans encombre vers Le Croisic, et nous garons devant Port-aux-Rocs avec aisance (au passage, les filles apprécieront le petit coin du même nom, derrière le muret d'enceinte). Nous embarquons à vingt, dans dix-neuf bateaux, Christian et moi en tandem.
Marie-Laure donne quelques conseils à Hugo, le frère de Frantz, qui débute en kayak, et le groupe part, plein d'entrain, à vive allure : le phare du Four, tout droit ! Grisés par la facilité du pagayage en duo, mon coéquipier et moi filons dans le peloton de tête. (Eh ! Eh ! Pour une fois, je ne suis pas à la traîne !)
Bientôt pourtant, le naturel du berger reprend le dessus, et Christian ralentit pour veiller sur les débutants et autres retardataires. (Je ne peux qu'être solidaire ! ) Alex et Hugo s'en sortent à merveille, Phiphi reste en soutien, tout le monde va bien...
Tout le monde ? Alors pourquoi ai-je l'impression d'entendre crier au loin ? C'est Viviane, que son dos malmené par les secousses fait souffrir au point de craquer : elle veut faire demi-tour. Je fais signe à Phiphi de patienter, mais nous ne nous comprenons pas. Le reste du groupe est trop loin, nous n'avons pas de VHF, impossible de communiquer. Tant pis ! Viviane ne peut pas rentrer toute seule, nous la raccompagnons. Christian est un peu inquiet : nous allons prendre du retard, parviendrons-nous à rejoindre le groupe ensuite ?
C'est là que je réalise en quoi cette journée est différente : je suis zen, absolument confiante ! Évidemment, nous allons réussir ! A deux, on va deux fois plus vite, non ? Et nous voilà lancés dans une série de surfs délectables ! (De temps en temps, nous nous arrêtons pour attendre Viviane : nous sommes censés l'escorter, pas jouer !)
Le temps de ramener Viviane à bon port, nous ne voyons plus personne quand nous repartons vers le large. Le kayakiste, minuscule point sur l'eau, est difficile à repérer ! En temps normal, c'est là que je me mettrais à pester et à me sentir abandonnée. (Si ! Si ! Roger est témoin !) Mais pas aujourd'hui ! C'est quasiment moi qui rassure Christian !
Nous pagayons efficacement, en discutant tout du long, si bien que la remontée vers le Four passe en un éclair. Nous rattrapons les autres... juste devant le phare ! Hourra !

La houle est plus marquée par ici. Est-ce lié au plateau du Four, qui n'affleure qu'à marée basse ? Une sorte de colline sous-marine, repérable à sa couleur jaune, crée même une vague statique un peu plus loin : nous irons la titiller avant de regagner la côte. Mais d'abord, nous avons hâte de faire le tour du phare ! "Attention à tourner dans le sens de l'hélice !" nous prévient Hervé. Je me demande quel genre de monstre des mers est prêt à surgir des profondeurs pour s'abattre sur les imprudents qui auraient le malheur de se tromper... Brrr ! Mieux vaut ne pas savoir !
Tout le monde semble avoir respecté la consigne, puisque nous sommes au grand complet lorsque Pierre-Dominique prend la très joyeuse photo de groupe. Eric remarque la jolie déclinaison de phares aux motifs noirs et blancs : après le damier de la Perdrix, l'hélice du Four...
Pour notre deuxième retour vers la côte, nous sommes rodés ! Nous enchaînons de belles séries de surfs, non sans faire le chien de berger entre Jean-Claude, à l'Ouest, et Alex, qui se laisse entraîner vers Saint-Nazaire ! Même si nous visons le château de Ports-aux-Rocs, repère bien visible entre deux bouquets d'arbres, il faut faire cap plus à gauche, vers la pointe avec les maisons blanches, car le courant nous déporte vers la droite.
Je ne me sens pas trop fatiguée quand nous arrivons près du rivage : alors nous repartons, avec Hervé, tenir compagnie à Hugo et Frantz. Ils sont restés en arrière du groupe, escortés par Sylvain qui en profite pour pêcher tranquillement... Et voilà comment nous avons fait non pas un, ni deux, mais trois allers-retours depuis Le Croisic le même jour !

En débarquant, je n'ai qu'une envie : me jeter à l'eau ! Ouah ! Quel bonheur de pouvoir nager dans une mer enfin chaude ! Débarrassée de mon attirail de kayakiste, je me sens légère, et j'avance sur les mains de rocher en rocher jusqu'à trouver suffisamment de profondeur pour pouvoir évoluer sans égratignure. Chemin faisant, j'admire les irréductibles qui s'exercent à esquimauter. Hervé enchaîne quatre roulades à la suite, dans son style syncopé bien à lui, tout en énergie et détermination ! Pierre-Dominique nous offre une farandole de figures variées, pleines de naturel et de fluidité...
Ce spectacle inspire Christian, qui ré-embarque dans le Xcape pour aller faire quelques cabrioles à son tour. Je regagne la plage en même temps que lui : "Tu veux essayer ? -Après tout, pourquoi pas ?"
Cela fait longtemps que je n'ai pas esquimauté : depuis la première séance en piscine de l'année, exactement. J'ai un moment de doutes : serai-je capable de retrouver le geste ? Je ne l'ai pas pratiqué souvent... Et puis, avec le temps, j'ai dû oublier ! La dernière fois, j'ai eu besoin de m'exercer avec des bidons avant de réussir avec la pagaie... Aurai-je suffisamment d'énergie, après cette longue après-midi en mer ? Ne serai-je pas ridicule à côté de mes voisins, cent fois plus expérimentés ? Alors je demande à Marie-Laure de m'accompagner, pour me rassurer.
Et là, à nouveau l'absence. L'absence de préjugés, de pression, de compétition. Je vais essayer, et voir ce que ça donne : c'est tout.
Je visualise le mouvement mentalement : faire corps avec le kayak, plonger, attendre qu'il soit complètement retourné, se projeter en arrière, garder la pagaie bien plaquée contre la poitrine, remonter sur le bateau par les épaules, relever la tête au dernier moment. Je me concentre, je ferme les yeux, et je me lance. Je déroule le film intérieur, les sensations en prime : la respiration bloquée, la rigidité du bateau contre mes bras, la douceur de l'eau qui m'enveloppe, les bruits étouffés, la rotation du kayak, la lumière qui revient à travers les paupières, l'impulsion pour me cabrer, l'effet ressort, la résistance de l'eau sous la pagaie, le contact de la plage arrière sous mon dos, le retour à la position verticale, au monde aérien... Miracle ! J'ai réussi !
Je suis tellement contente ! Je recommence aussitôt !
Un jour, je saurai esquimauter pour me rétablir, quand une vague m'aura renversée, comme j'ai déjà vu Sylvain et d'autres faire : je n'y suis pas encore, mais je progresse...

Il est 19 heures 30 quand nous remontons dans les voitures : personne ne semble pressé de rentrer. Nous avons partagé des gâteaux, prêté et emprunté du matériel, échangé des commentaires, des conseils, des encouragements. Nous aurons tous des courbatures demain, plus ou moins... Je me sens bien, détendue, comme après les séances de natation dans la piscine découverte de mon enfance. J'ai encore de l'eau dans le nez, et du soleil plein la tête...
Alors que nous roulons le long de la côte sauvage, je savoure la beauté du paysage et la douceur de cette magnifique soirée... de véritable été !


Mélanie


jeudi 4 juillet 2013

Kayak en Vro Vigouden

Samedi 29 et Dimanche 30 juin 2023
Kayak en pays Bigouden

Anny, Martine, Claire, Geneviève,

Pierre-Dominique, Sylvain, Eric, Christian,
Roger, Michel, Hervé, Joël, Benoit-Xavier,

Le départ se fait en ordre dispersé, l'idée est de partir le vendredi soir pour pouvoir profiter pleinement du week-end sur l'eau sans être obliger de se lever à pas d'heure !
Le rendez-vous kayak est donné au camping chemin de toul pesked à Loctudy à 9h30.
Nous arrivons pratiquement tous au même moment.

Samedi 29
Coef 73 PM 9h59 BM 16h24
Nous installons tentes et matériel, et sommes rapidement prêts pour un premier bord vers l'ouest. L'embarquement se fait sur la plage bordant le camping. Les voitures ne vont plus bouger.
Le premier objectif est la plage de Kérity à environ 6 nm. Le ciel est encore gris, nous avons même eu un petit crachin breton au réveil. La météo nous promet que tout ça va se dissiper.
Nous naviguons sur une mer plate avec très peu de vent.
Nous naviguons en bord de côte et découvrons les ports de Lesconil et Guilvinec pour arriver sur la plage de Kérity proche de Penmarc'h le dernier bord se fait face à un vent un peu plus soutenu. Le gris se dissipe, et c'est pratiquement sous le soleil que nous réembarquons.
Les Etocs seront l'objectif de l'après midi. C'est un petit archipel de rochers qui restent découverts à marée haute. C'est aussi là que vit une colonie de phoques. Nous sommes à mi marée, sur une mer calme, les bonnes conditions pour la visite.
Nous pouvons facilement imaginer que, bien que très près de la côte, l'endroit est sûrement difficile par temps de houle, beaucoup de hauts fonds et de roches à fleur d'eau. Geneviève y échoue. Eric se laisse surprendre par une vague, pas encore le bon réflexe d'appui, mais il maîtrise parfaitement le réembarquement. Michel écope régulièrement son bateau, nous débarquons sur une roche plate pour un diagnostic. Un petit caillou est venu se loger entre la coque et le siège et a poinçonné la coque. Le caillou est chassé, le trou se rebouche, une bande adhésive permet de se rassurer. La bande ne tiendra que peu de temps mais le bateau ne prend plus l'eau. Après tous ces évènements, les phoques sont au rendez-vous, Pierre-Dominique est soulagé. Un long temps d'observation, puis nous quittons les Etocs pour un long bord au portant vers la plage du camping
C'est soleil, nous pouvons étaler les tables et pliants.
Nous profitons de ce beau temps chaud pour sécher les bateaux de Michel et Geneviève, un peu d'araldite pour le premier, un petit peu de bande adhésive pour le second, et retour à l'apéro.
Ce soir couscous maison préparé par Anny.
La soirée se prolonge par une promenade digestive à Lesconil.

Dimanche 30
Coef 61 PM 11h02 BM 16h24
Nous sommes levés tôt pour profiter pleinement de cette deuxième journée.
La tata de Martine nous a amené de la confiture et des pains doux, spécialité bigoudène.
C'est donc un super petit déjeuné que nous prenons.

Cette fois c'est route vers l'est ou sud est, vers Loctudy.
Il y a une petite brume à l'embarquement qui se dissipe rapidement. C'est encore sur une mer calme que nous nous dirigeons vers la pointe de Langoz pour découvrir le phare de la Perdrix et son damier gwenn ha du. C'est le phare qui marque l'entré du port.
Nous pénétrons dans l'anse nous laissons l'île Garo sur le bâbord, puis nous poursuivons en laissant l'île Chevalier sur le tribord. Nous sommes pratiquement sur l'étale de pleine mer, et nous nous laissons emmener jusqu'au château de Pont-l'Abbé. Il y a peu de fond, nous suivons le chenal qui fait une grande boucle pour avoir suffisamment d'eau sous le bateau.
Quelques débarquements à Pont-L'Abbé, et un manche de pagaie cassé. Bien que nous soyons sur un parcours côtier, nous apprécions d'avoir les pagaies de secours !
Nous regagnons l' Ile Tudy sur la descendante pour le pique-nique, ce bord est l'occasion de bien apprécier la pagaie traditionnelle pour ceux qui s'y essaient. L'objet gagne du terrain !
Après un petit café, merci Gérard, nous marchons un peu dans les ruelles puis nous réembarquons pour le retour. Une brume de chaleur arrive du large, et c'est sur une visibilité très courte que nous naviguons très groupés.
Nous sommes parfois obligés de naviguer bien au large, la mer ayant commencé à se retirer, et la zone et pleine de hauts fonds et de roches découvertes ou pire à fleur.

Avant le débarquement, quelques esquimautages dans une eau transparente. Geneviève exécute quelques exercices de déssalage.

Le passage par le camping nous permet rinçage et douches avant une collation, puis c'est le départ vers st-Nazaire.

Merci à Anny et Pierre-Dominique de nous avoir organisé ce super week-end pour découvrir leur région aux nombreuses facettes.

Kenavo ar wech all
Christian



lundi 24 juin 2013

Les Evens depuis le Pouliguen

Samedi 22 Juin

Françoise, Mélanie, Roger, Thierry, Alain L, Franck

BM10h25 PM 16H42 Coeff.90
Vagues  S/O    1m à 1.25m

Vent 16/21 N 5 Beaufort

Le temps ce matin a été très humide. Cela explique sans doute, conjugué  avec un vent fort soutenu, qu’il y ait peu de pratiquants à notre sortie hebdomadaire, surtout comparé au nombre habituel largement supérieur.
Ce mauvais temps aurait-il eu raison de la pugnacité des kméristes émérites qui ont bravé les éléments naturels  tout cet hiver ?
Nous étions quand même 6 au club, intéressés pour sortir, et avons eu la visite lors de ce RDV de Martine en quête d’informations pour le week-end prochain, dont les organisateurs Anny et Pierre Dominique, ont également fait un petit détour au club pour distiller les dernières infos.
Direction Le Pouliguen et sa petite plage bien connue maintenant à côté du club de voile, à partir de laquelle nous embarquerons.
Nous sommes surpris de voir un plan d’eau aussi calme. L’effet Pointe de Penchâteau  joue à fond.
Nous avons prévu d’aller jusqu’aux  EVENS, puis de rentrer jusqu’au fond de baie et de profiter de la marée haute pour (re)découvrir des trésors cachés dans l’architecture balnéaire  des villas bordant la baie du Pouliguen (et oui à l’origine, cette baie portait le nom de baie du Pouliguen).
Le démarrage se fait en douceur, mais rapidement on retrouve des vagues de plus en plus hautes en allant vers le large. Nous n’irons pas nous risquer vers la Pointe de Penchâteau.
Nous apercevons de temps en temps l’île au gré des montées et descentes (avec l’accent suisse).
Mélanie s’en sort bien, mais sera plus tendue au moment de virer pour partir en surf au-dessus des Guérandaises. Franck  craignait de s’engager dans cette direction, connaissant les déferlantes qui « s’essaiment » facile dans le coin ; mais le niveau d’eau était suffisant pour ne pas se faire trop peur, et Françoise en tête, prenant la précaution de ne pas trop raser le bord N/E de l’île.
Petite pause sur l’eau à l’abri de l’îlot, histoire de faire retomber un peu la pression. Avec ce coefficient et ce temps, on se dit que l’ensemble de la partie plage sera recouverte à marée haute.
On aimerait bien repartir avec les vagues aux fesses, mais cela nous ferait atterrir du côté du port de Pornichet, et avec ce vent, le retour aurait été  bien trop long.
Nous changeons d’allure avec cette fois des vagues bâbord. Il faut rester vigilant, mais cette vigilance s’atténue au fur et à mesure que l’on s’approche du fond de la baie. Nous arriverons au niveau du casino de la Baule. Les vagues au bord ne sont pas très hautes, aussi après quelques essais, nous repartons en direction de notre point de départ.
La fatigue se fait sentir pour Mélanie malgré ses escorts boys, Thierry et Roger. Pour finir ce dernier bord, Franck  sort un bout de remorquage qu’il  accroche au Nuka (et en l’absence de Martine, c’est Thierry qui s’essaye à l’Xcape S).
Ce tandem avance parallèlement au bord, tandis que les 4 autres filent directement en direction de la plage. Le duo arrive à proximité des villas pouliguennaises  surplombant le côté Ouest de la baie.
C’est assez rare que l’on puisse s’approcher des murs de protection contre la mer bordant les propriétés. La marée haute et le coefficient nous permettent de profiter de ces points de vue inhabituels à partir de l’eau. On récupère grâce aux abricots de Mélanie tandis que les autres viennent nous rejoindre. Puis on s’engage dans une petite remontée à l’abri du vent, sans vagues, et sous un petit soleil…un plaisir de finir comme cela.
A l’arrivée, Françoise nous trouve une eau pas trop ragoutante, et nous effectuons à trois quelques esquimautages, suivis pour Françoise de tentatives de remontée dans son kayak sans paddle float…rien d’évident alors même que l’eau est plate.
Francoise s’essayera une prochaine fois au Re-Entry & Roll. Roger était à deux doigts de tenter un eskimo….en le titillant un peu…
Portage ridicule, remorque à proximité,….mais voilà que Roger se prend les pieds… dans le regard d’eaux usées en traversant la route et s’affale avec le bateau de Françoise. Plus de peur que de mal, l’un comme« l’autre ».
Comme d’habitude, on finit avec un brin de soleil et des gâteaux délicieux. Retour au club sans Françoise et Alain et lavage rapide des kayaks, aidé par Michel-b (plates excuses), qui pensait  glaner des renseignements pour le week-end prochain auquel il s’est inscrit.
Au risque de se répéter, une de plus au compteur, et on est content.
Franck

jeudi 20 juin 2013

Rando à Groix.

Sortie à Groix.

Le 15 et 16 juin 2013

 Martine, Françoise, Christian, Alain, Franck, Hervé.

Samedi 15

Avec une météo changeante tout au long de la semaine entrainant même un report du défi des Courreaux c'est à six que nous prenons la route de Gâvres ce samedi matin. Nous arrivons sur le parking du port et partons à pieds voir le plan d'eau, les rafales de vent sont ressenties, quelques drisses commencent à chanter, les voiliers accusent une bonne gîte et des moutons apparaissent sur les crêtes des vagues mais l'envie est intacte. Nous décidons d'embarquer, de naviguer, d'évaluer, le retour au portant toujours possible.
Nous mettons à l'eau sur la grève à l'est du port sur une eau calme et profitons du courant de jusant de la mer de Gâvres. Passés la dernière jetée nous prenons le vent et les premières vagues de face, l'échauffement est terminé on entre dans le vif du sujet. Le groupe navigue de concert derrière un éclaireur et nous faisons des rotations, la progression est correcte GPS à l'appui, et aux Errants à la sortie de la passe du Sud nous mettons le cap sur Port-Tudy. La traversée se poursuit et au bout d'environ deux heures nous mettons le pied sur la plage à l'est de Port Mélite. C'est sous un franc soleil que nous déjeunons tranquillement avant de reprendre la mer pour tenter de suivre le programme initial.
Nous longeons la plage des grands sables qui se trouvait auparavant plus au sud- est, sous le fort de Surville et du feu de la Croix et qui se déplace au gré des grosses tempêtes telles celles de 1987 et 1994. Nous passons les sables rouges pour arriver sur la Pointe des Chats où nous découvrons qu'ils sont aujourd'hui d'humeur joueuse.
La basse mer fait que les vagues se brisent sur les hauts-fonds nombreux dans le secteur, le passage s'effectue entre la pointe et la cardinale ouest puis nous prenons large pour éviter le fond de la baie de Locmaria, ce n'est pas un jour pour le rase cailloux la houle du large se fait bien sentir. Nous progressons en surveillant du coin de l'œil la tourelle tribord d'entrée à Locmaria , puis nous continuons en direction de la pointe de l'Enfer, la mer semble se creuser encore et comme sur un manège de chevaux de bois nous montons et descendons,apparaîssants et disparaîssants derrière les vagues. Une vague plus joueuse que les autres déferle et me fait réviser mes appuis, avant d'arriver pratiquement à l'alignement de la Pointe de l'Enfer et du château d'eau. L'heure tourne et au vu du trajet restant, et pas le plus facile, nous décidons de faire demi-tour et de modifier le programme afin de ne pas griller toutes nos cartouches pour le lendemain. Le retour se fait donc au surf dans ces belles vagues et tout le monde se fait plaisir preuve que les séances du samedi dans les surfs de plage donnent de l'aisance, de la confiance.
Nous repassons la Pointe des Chats pour retrouver le plan d'eau abrité et finalement débarquer à l'est de l'île, le temps de remonter les bateaux et de se changer toujours sous le soleil qu'il est l'heure de goûter au muscadet de Martine pour arroser sa double première : traversée et bivouac. Quelques rats en profitent pour s'inviter au festin et repartent avec le pain de Françoise. Nous enchaînons avec le punch de Franck, double ration pour ne pas partir bancal puis il est temps de préparer le diner qui se terminera par un gâteau à la banane reconstituant. Après avoir planté les toiles et rangé soigneusement les effets et les vivres, nous partons pour une ballade digestive sur le sentier côtier pour découvrir le feu de la Croix puis les lumières de la côte à la tombée de la nuit, instants magiques avant de redescendre sur la plage et de se mettre au lit. A noter que la température est nettement plus douce que lors de nos derniers bivouacs. Allez! On éteint la frontale et bonne nuit à tous.
La première journée nous avons parcouru 12 nm.
Les îliens, les Groisillons étaient aussi surnommés les Greks (grek = cafetière en breton) car à Groix il y avait toujours du café de prêt pour réchauffer le marin. Ceci explique sans doute pourquoi nous retrouverons le nom de Grec sur plusieurs boutiques lors de notre ballade dans l'île.
Hervé

Dimanche 16

La nuit fut calme. Aucune visite inopportune, peut-être celle de Ratatouille et de son compagnon (il s’agit de 2 rats des champs très curieux), aperçus la veille au moment de l’apéritif.
Ah  si, à noter, l’atterrissage d’un goéland sur la tente d’Alain, vite mis en fuite de peur qu’une fiente vienne souiller sa belle et robuste tente Vango.
Le lever fut plus matinal pour les Pieds Nickelés  (enfin seulement 2 sont nickelés) et la palme revient comme d’hab à Hervé sur les coups de 7h00. Le reste de ce petit groupe n’a pas été beaucoup en reste, car aux environs de 8h, toutes les tentes se pliaient et c’est tant mieux en mode bivouac, question de discrétion.
Une fois le petit déjeuner avalé, et avec le soleil SVP, nous prenons la direction de port Tudy par le sentier côtier. Cette marche nous permet d’apprécier, à partir de beaux points de vue, l’ensemble de la côte continentale et constatons que la mer s’est apaisée depuis hier.
Nous passons à Port Melite et découvrons peu après le camping municipal, ma foi très agréable, mais qui pour nous kayakistes nous obligerait à un portage délicat et dont la porte d’accès à partir de la mer nous est apparue très confidentielle lors de notre rase cailloux de l’après midi.
Hervé et Franck en surplomb de la Pointe du Spernec observent deux apnéistes qui en l’espace de 5 minutes viennent de collecter 4 araignées (nous sommes qu’à 500 m du port).
Nous descendons au port dont l’atmosphère est très agréable avec cette légère douceur de l’air et dont les terrasses des cafés accueillent quelques clients, qui comme nous apprécient la quiétude du lieu et ce d’autant plus que le premier bateau venu du continent n’a pas encore accosté. Celui-ci arrivera pendant cette pause café et ne transporte d’ailleurs que peu de « troiadien ». Si le Défi des Coureaux  n’avait pas été annulé la veille, il y aurait peut-être eu une effervescence bien autre.
Nous remontons la rue du Gal de Gaulle en direction du bourg et passons devant TyBeudeff , haut lieu de l’île grâce à son gérant Alain STEPHANT qui a repris ce bistrot de sa grand-mère  en 1972, et connu des marins du monde entier, en devenant l’un des pubs les plus fameux entre les Scilly et les Açores.
Les filles elles, caracolent en tête dans cette rue qui est plus facile à descendre qu’à monter. Nous faisons le tour de l’église et des nombreux commerces qui la cernent alors que les cloches annoncent le début de la messe. L’été, l’ensemble de ce petit secteur est fermé à la circulation automobile.
Nous quittons les lieux en repartant  plein Ouest en direction de Locmaria. A 2 carrefours, dont le premier dénommé « L’Apéritif » nous tournons à gauche, pour nous retrouver à port Melite en étant passés préalablement par l’Auberge de Jeunesse  constitué d’un alignement de bunkers, très peu visibles, sauf à renter dans l’enceinte, ce que nous fîmes pour aller retrouver le sentier côtier.
 Nous retrouvons nos kayaks vers 11h20 après cette petite balade de près de 7.5 kms.
Nous décidons de manger à suivre, alors même, que l’envie n’est pas là pour tous ; mais sachant ce qui risque de nous attendre l’après-midi…l’appétit vient en mangeant.
Nous embarquons sur les coups de 12h30 avec l’idée première de pousser jusqu’au Port Melin, endroit  qui devait être notre coin de bivouac si nous avions fait le tour de l’ile la veille.
Nous passons devant Port Tudy, découvert à pieds le matin, et continuons de longer la côte Nord  pour entrer dans Port Lay qui serait selon les dires le plus petit port d’Europe (sans bien sûr vouloir blesser les Normands qui eux penchent plutôt pour Port Racine).
Besoin de ne pousser personne, pour découvrir en flânant le reste de cette côte qui nous fera arriver jusqu’à  la pointe N/O de l’île Pen Men , en passant sous la Pointe du Grognon puis le sémaphore de BegMelen .
 Nous sommes allés découvrir Port Melin et on peut dire que l’endroit n’est pas très accueillant, avec de la place potentielle (uniquement sur le chemin côtier) que  pour 3 tentes au maximum. Mais  surtout ,un endroit très encaissé et dominé par une masse de béton  avec le barrage du vallon de Kerlivio qui sert pour l’alimentation en eau de l’île, construit en 1965 par une quinzaine de maçons venus du Portugal dont5 sont restés habiter sur l’ile à l’issue des travaux, pour représenter en 2005, eux et leurs enfants 5% de la population Groisillonne.
Nous avions prévu initialement pour le retour  sur le continent  de revenir sur nos « pas » avant de s’engager pour une traversée en pointant directement Gâvres ; en espérant  avec  ce  vent  E/S/E  ne pas trop dépaler.
Après réflexion, nous nous sommes dit pourquoi ne pas profiter de cette houle résiduelle (la veille ce devait être quelque chose) pour rejoindre au plus court la côte continentale.
 Quel plaisir que cette traversée… Avec la conjugaison de la houle et des vagues de vent de plus en plus fortes en s’éloignant de l’île, nous nous sommes vraiment amusés, avec une navigation vivante, dès lors que nous arrivions avec notre kayak à épouser les reliefs de l’élément liquide.
Cette directissime de 3.6 mn fut bouclée en un rien de temps, pour aller effleurer la Pointe du Talud.
 La remontée fut plus laborieuse avec un vent quasi de face et se renforçant. Il a fallu déployer beaucoup d’énergie (la contrepartie de cette traversée  impromptue) pour remonter le bord de côte, jusqu’à ce que Alain ait la bonne idée, après ce rush, de faire une courte pause à la plage du Perello, lieu d’arrivée des nageurs et kayakistes du défi des Coureaux.
Et c’est reparti, toujours en lutte contre Eole, jusqu’à s’abriter des roches découvertes du Plateau de Kerpape, nom donné au Centre de Rééducation Fonctionnelle bien connu dans la région situé à terre, juste en face.
Nous visualisons bien notre objectif, l’entrée de la Petite Mer de Gâvres. Il nous faudra avant, franchir l’entrée de la rade de Port Louis  en se méfiant non pas du courant (nous sommes quasiment à l’étale), mais des nombreux bateaux notamment des voiliers rejoignant leur port d’attache.
Nous sommes heureux d’arriver aux pontons du port de Gâvres et nous dirigeons vers notre plage de départ (il est aux environs de 17h). Malheureusement, notre arrivée s’avère « vasouillarde ». Franck propose alors d’emprunter une cale longeant le côté Est de la jetée Est du port (vous suivez) ne pouvant servir qu’à des annexes du fait de sa faible largeur. L’idée est adoptée et c’est comme cela, en remontant les kayaks en haut de cette cale, soit à proximité immédiate de la capitainerie, que l’on évite un portage fastidieux, surtout en pouvant ramener la remorque de Philippe (merci Philippe pour ce prêt) et  la voiture, à proximité immédiate de nos kayaks.
Cette navigation de 4h30 en tout, nous aura fait faire une distance de 12.5 mn.
On décharge les bateaux sous le soleil, suivit d’une collation, qui  on peut le dire,  fait jalouser l’ensemble des clubs du département, surtout avec un cake aux fruits confits réalisé par l'épouse d'Hervé, et qui a permis à cette sortie d’être tout prêt de la note maximale (qui n’est pas connue d’ailleurs et donc en conséquence ne sera jamais atteinte, ce qui ouvre de grandes perspectives à tous les organisateurs en sommeil).
Le retour fut sans embouteillage, et encore, grâce à Alain, fut facilité, car son retour en Loire Atlantique (non prévu à l’origine) nous a permis de ne pas se retrouver avec personnes et bagages dans une seule voiture.

Sans vouloir trahir mes compagnons d’excursion, je pense que nous pouvons nous laisser aller, en disant  «  on est content, on a fait ce qu’il fallait faire » (dicton Ouessantin).
Franck