lundi 6 décembre 2010

Samedi 9 octobre 2010 Mascaret

Le mascaret du Mont-St-Michel




Marion, Alain, Franck, Philippe, Christian


Que ce fut une journée bien remplie.
RDV chez Christian vers 8h15 et départ immédiat à 3 (avec Philippe et Franck) et petit détour pour prendre Alain à Donges. Pas de problème sur la route et arrivée à Pontaubault vers 10h45. Marion est déjà là. On y croise des gars d'un club d'Ille et Vilaine qui finissent le mascaret du matin et repartent chez eux. Selon les échanges avec Marion ils l'auraient pris un peu plus en aval sur la Sélune. On embarque à la sortie de la Sélune rive gauche au lieudit La Roche Thorin.
Il ne fait pas froid et nous nous laissons porter par un courant assez violent. A un moment nous longeons les berges faites d’alluvions et de sable qui s’écroulent par endroits par la force du courant. Avant d’arriver vers Tombelaine (point de débarquement) nous voyons au loin sur le sable un phoque en train de se grâler. Notre direction nous fait se rapprocher de lui et par précaution (nous sommes des prédateurs en puissance c’est bien connu) il se trémousse pour se mettre en sécurité dans son élément liquide.
Nous débarquons sur le sable à proximité de Tombelaine. Nous sommes seuls, les pèlerins (pas les requins, et pourquoi pas des flamants roses) ne sont pas encore de passage compte tenu d’un niveau d’eau trop haut et du fort courant dans les passes.
Nous déjeunons avec en face de nous « Le Mont ». Notre îlot commence à se faire submerger de bipèdes de tout âge et qui s’enhardissent pour aller tutoyer la cime de ce rocher qui appartient maintenant au Conservatoire du Littoral. Nous les précédons avec d’un côté Alain et Philbi et par la voie normale Marion, Christian et Franck.
De là haut le panorama est sublime même si la visibilité est loin d’être parfaite. Nous arrivons quand même à distinguer Chausey qui a été une de nos destinations de l’année dernière.
La descente effectuée sans encombre ponctuée de quelques détours vers noyers et pommiers, ces derniers détenant quelques pommes qui ne sont pas transcendantes.
Nous avons encore du temps devant nous. Une sieste pour certains (pas facile sur les blocs de rochers) tandis que Marion écoute religieusement un guide qui raconte l’histoire de Tombelaine et de sa fréquentation autrefois en grandes processions venant de Genêts, commune dont dépend ce rocher mystérieux. Pendant ce temps Alain tente sa chance à l’haveneau.Il récupère quelques crevettes grises et autres petites bestioles.





L’heure de notre embarquement approche. Le M.E.R (Mascaret Express Régional) n’attend pas. Il est toujours à l’heure à Tombelaine , 3h après la marée basse de St Malo. Nous nous dirigeons vers la mer par un bras avec si peu d’eau que nous sommes obligés de continuer à pied et Alain trouve plus propice d’en prendre un autre surtout qu’il semble plus à même de nous faire profiter au mieux du mascaret.
A un moment nous apercevons sur la rive gauche un drôle d’échassier de couleur rose. Tous sommes surpris sauf Franck qui s’est fait chambrer depuis le matin quand il évoquait déjà dans son mail de préparation à la journée sur le site du club que l’on pouvait voir des flamants roses dans la baie. Ni une ni deux, l’ex-normand Philippe se bat contre le courant pour pouvoir s’approcher au plus près du volatile. Il nous dira qu’il n’avait jamais vu un rose si intense qui démarre juste après la bande noire des rémiges et va en s’estompant (dégradé de rose).
Comme à chaque fois et annonciateur d’un changement à venir, l’hélicoptère de la Sécurité Civile fait son tour de la baie pour vérifier s’il n’y resteraient pas quelques brebis égarées. Nous ne faisons aucun signe à son passage. Cet avant signe fait que l’on ne va pas tarder à voir « the Wave ».
C’est Christian qui la prendra le premier en se plaçant le plus en aval. Et c’est parti pour un surf que nous espérons le plus long possible. Alain ne tarde pas à prendre un bain suivi de Philippe un peu plus tard. Craignant de ne pas pouvoir passer à gauche de Tombelaine là ou se trouve le lit de la rivière principale nous nous orientons pour la plupart trop vite sur notre gauche.Alain , Marion et Franck seront bons pour de la course à pied, le mascaret ne nous attendant pas.
Il était plutôt généreux au départ mais avec des berges que nous estimons pas assez hautes le mascaret ne prend pas beaucoup de hauteur. Même dans la ligne droite d’arrivée vers la Pointe du Grouin avec le très peu d’eau restante, le mascaret n’est pas des plus beaux. Ce n’est pas grave ce moment crépusculaire avec les flashs déclenchés par une horde d’aficionados locaux du mascaret est inoubliable.Et la vue sur le mont tout éclairé n’est pas prête de nous quitter.
Alain nous demande à la dite Pointe de nous orienter à 90° pour essayer de rester dans le lit de la rivière et comme d’habitude nous nous laissons porter par les flots en se dirigeant vers ce que l’on estime être notre point de départ compte tenu du noir qui nous entoure. C’est à cet endroit que nous avions perdu une fois dernière Phiphi.
Juste avant de déparquer nous retrouvons le mascaret mais le moment est trop court pour pouvoir réellement en profiter. Il est aux environs de 20h30 et l’arrivée sera vaseuse, Christian peut en témoigner en se retrouvant les 4 fers en l’air sur le dos.
Nous ne perdons pas de temps pour pouvoir charger et se déshabiller avant que la mer ne vienne lécher les pneus de voiture.
Nous reprenons les voitures pour Pontaubault et nous nous arrêtons pour un pique-nique improvisé sur la rive gauche de la Sélune juste avant le pont de pierre mit en valeur par des éclairages récents. Il fait très doux ce soir et les habitués quittent lentement les lieux, le mascaret venant juste de passer avant notre arrivée.La bouteille de vin d’Alain accompagne ce petit grignotage bien utile avant de renter à la maison. Nous disons au revoir à Marion qui ne sait pas encore si elle tente le retour direct ou bien si elle s’arrête dormir chez une copine qui habite Avranches.
On le saura plus tard elle sera restée sur place ce qui lui aura épargné un retour fastidieux comme fut le notre malgré 2 conducteurs, Frank puis Christian.
Notre retour dans nos foyers respectifs s’étala de minuit quinze à minuit quarante cinq.
Journée remplie de souvenirs mais avons dans l’idée que la prochaine fois nous pourrions œuvrer différemment en mixant kayak ; pêche ; découverte du mont à pied, bivouac et bien sûr mascaret. Tout un programme. Alors n’hésitez pas à vous inscrire à la prochaine occasion pour ce qui est une expérience unique.





A bientôt, Franck





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